Portail Histoire-Géo lycée

Le nouvel ordre mondial est le nom donné à une vision du monde de l'après-guerre froide immédiat et de la période de l'histoire entamée au tournant de la dernière décennie du XXe siècle, juste après l'effondrement de l'Union soviétique. L'expression a été utilisée lors d'un discours[1] prononcé au Congrès américain le 11 septembre 1990 par le président George H.W. Bush, puis régulièrement reprise. L'expression « nouvel ordre mondial » désigne par définition l'alignement idéologique et politique des gouvernements et organismes mondiaux, en opposition à l'ancien ordre mondial ; les choix et idées des dirigeants mondiaux d'avant les derniers grands changements, avant la dernière grande guerre par exemple. L'ordre mondial est un concept plus ou moins fixe, qui est en constant changement. L'ancien ordre mondial a déjà été nouveau, tout comme l'actuel vieillira.
Les introductions de composition doivent être assez longues pour replacer le sujet dans son contexte, en donner les enjeux, énoncer une problématique
(ou plusieurs), annoncer et justifier le plan...
Elles se décomposent en 4 parties (chacune devant constituer un paragraphe qui devront apparaître nettement sur la copie):
- l'accroche
-
l'analyse du sujet
-
la problématique
-
l'annonce du plan
1- L’ACCROCHE
Le premier paragraphe est toujours plus difficile car souvent on ne sait pas comment commencer. Il a toutefois l’avantage de laisser au candidat la possibilité de faire preuve d’originalité, de créativité (par exemple en
commençant par une citation). Toutefois, il est classique :
en histoire, il est bon de commencer un devoir en donnant un aperçu rapide des événements intervenus dans
les années ou les décennies précédant le sujet : l’accroche servira alors à présenter le contexte,
en géographie, il convient souvent de donner quelques indications générales sur le pays, le continent ou la question étudié...
EXEMPLES
Sujet (histoire) : Bilan et conséquences de la Première Guerre mondiale
Dans ce cas, il est souhaitable de donner quelques éléments sur la guerre elle même, les grandes
phases qui la composent. Cependant, le travers à éviter est de charger l'introduction en remontant trop
loin dans le conflit (ex : les causes de la guerre) ou en détaillant trop longuement les explications.
Sujet (géographie) : Les institutions de l'Union Européenne
Ici, il serait bon de rappeler brièvement les grandes étapes de la formation de l'Union Européenne en
évitant les mêmes écueils que pour le sujet précédant.
Il serait aussi possible de localiser rapidement l’Union Européenne, d’en donner les membres… bref
de la présenter de manière succincte.
2-L’ANALYSE DU
SUJET
Un sujet de dissertation s’analyse à deux niveaux :
d'abord, des mots du sujet peuvent être complexes : il faudra alors les définir avec la plus grande rigueur (l’utilisation du dictionnaire pour les devoirs à la maison est indispensable) dans l'optique du sujet)
ensuite, il faut expliquer le sujet dans son ensemble : le correcteur doit comprendre qu'il y a eu une véritable réflexion autour du sujet. Il faut en définir les limites et montrer que l’on a compris ce qui était demandé.
EXEMPLES
Sujet (histoire) : La propagande dans les régimes totalitaires de l’entre-deux-guerres en Europe
Dans ce cas, deux mots sont à expliquer à l’évidence et à définir avec précision : propagande et
totalitarisme.
Mais l’analyse du sujet doit aller plus loin : le candidat devra expliquer quels sont les régimes
concernés et en quoi il existe un intérêt particulier des régimes totalitaires pour la propagande.
Sujet (géographie) : L'espace agricole français.
Ici, le mot "espace" doit être expliqué. Mais, dès l'introduction, il faut monter que le sujet est compris :
il nous invite à parler non pas de l'agriculture mais des espaces agricoles : toute production répertoriée
doit être localisée. Dès l'introduction, on peut également expliquer la pertinence d'une carte de
synthèse pour répondre au sujet.
3- LA PROBLEMATIQUE
C'est une partie essentielle de l'introduction. Il est devenu habituel de la présenter sous forme de question (une ou plusieurs) mais ce n'est pas obligatoire : il faut seulement
qu'elle apparaisse clairement au correcteur.
La problématique n'est pas une reformulation du sujet : cela n’aurait alors aucun intérêt et alourdirait l’introduction.
Au contraire, après l’analyse du sujet, elle doit donner les grands axes au travers desquels celui-ci sera traité. Elle doit soulever les problèmes, les questions que pose le sujet.
La problématique ne doit en aucun cas ne figurer seulement qu'en introduction : elle doit être suivie tout au
long du sujet et le plan doit dépendre d'elle.
La conclusion devra être une réponse à cette question initiale.
Pour un même sujet, plusieurs problématiques peuvent être posées : cela changera le cours du devoir mais il
n'existe pas de « bonnes » ou de « mauvaises » problématiques. L'important est d'en avoir une (ou plusieurs) et
qu’elle permette de traiter vraiment le coeur du sujet.
EXEMPLES
Sujet (histoire) : La propagande dans les régimes totalitaires de l’entre-deux-guerres en Europe
Plusieurs problématiques sont possibles, par exemple :
l’utilisation de la propagande par les trois régimes étudiés a-t-elle été similaire ou différente ?
en quoi la propagande est-elle un élément indispensable aux régimes totalitaires et comment, avec
quelle mission est-elle utilisée ?
Selon la problématique choisie, le plan suivi ne sera pas le même, même si les idées figurant dans le
devoir seront assez proches.
Sujet (géographie) : Doit-on parler d'une ou de plusieurs Europe(s) ?
Là encore, plusieurs possibilités existent, par exemple :
l'Europe est-il un continent qui possède suffisamment de caractères communs pour faire figure
d'ensemble homogène ou, au contraire, n'est-ce qu'un espace divers que seul des considérations
politiques rapproche?
l'Europe n'existant pas au sens géographique du terme, pourquoi a t'il fallu "inventer" des éléments
communs à l'ensemble du continent ?
Là encore, les plans suivis seront différents, la conclusion même du devoir sera différente… masi dans
les deux cas de bons devoirs sont possibles.
4-L'ANNONCE DU PLAN
Tout devoir où l'introduction ne se termine pas par l'annonce d'un plan serait illisible pour le correcteur : comment suivre le raisonnement d'un devoir si l'auteur ne nous donne pas les grandes étapes de celui-ci ? La clarté de l'expression est ici indispensable : mieux vaut une expression lourde mais claire qu'une expression recherchée
mais incompréhensible. Toutefois, en Terminale, le candidat veillera a éviter les formulations les
plus lourdes du type : « dans une première partie nous verrons que…, dans une deuxième partie
nous verrons que…, enfin nous terminerons en voyant que…
».
L'introduction peut également justifier le plan mais seulement quand celui-ci est d'une
extrême originalité.
| Réalisé par : | Richard Attenborough |
| Avec : | Ben Kingsley, Candice Bergen, Edward Fox, John Gielgud, Trevor Howard, John Mills, Martin Sheen, Ian Charleson, Athol Fugard, Günther Maria Halmer... |
| casting complet... |
| Distributeur : |
Columbia Pictures |
| Genre : | Biographie,Drame, |
| Pays : |
Angleterre,Inde |
| Durée : |
3h09 |
| Titre original : |
Gandhi |
Golden Globe Award : Meilleur film étranger
Autour du film
Mohandas Gandhi né à Porbandar, Goujarat le 2 octobre 1869, mort à Delhi le 30 janvier 1948, était un dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays. Il est communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme Mahatma Gandhi (du sanskrit, Mahatma : grande âme), voire simplement Gandhi, Gandhiji, ou Bapu (Père dans plusieurs des langues de l'Inde).
Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, de la résistance à l'oppression à l'aide de
la désobéissance
civile de masse, le tout fondé sur l'ahimsa (totale non-violence), qui a contribué à conduire l'Inde à
l'indépendance.
Gandhi a inspiré de nombreux mouvements de libérations et de droits civiques autour du monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Steve Biko, le dalaï lama et Aung San Suu Kyi. Ses critiques importantes envers la modernité occidentale,
les formes d'autorité et d'oppression (dont l'État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé
beaucoup de penseurs politiques.
Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde, son anniversaire y est une fête nationale. Cette date a été déclarée Journée internationale de la non-violence par l'Assemblée générale des Nations unies
Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa une méthode de désobéissance civile non-violente
en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques. À son retour en Inde, Gandhi organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre
les taxes jugées trop élevées et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques.
Devenu le dirigeant du Congrès national indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l'aide
aux pauvres, pour la libération des femmes
indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour
l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj — l'indépendance de l'Inde de
toute domination étrangère.
Gandhi conduisit la marche du sel, célèbre opposition à la taxe sur le sel. C'est lui qui lança également l'appel au mouvement Quit India le 8 août 1942. Il fut emprisonné plusieurs fois en Afrique du Sud et en Inde pour ses activités ; il passa en tout six ans de sa vie en prison.
Adepte de la philosophie
indienne, Gandhi vivait simplement, organisant un ashram qui était autosuffisant. Il faisait ses propres vêtements — le traditionnel dhoti indien et le châle, avec du coton filé avec un charkha (rouet) — et était végétarien. Il pratiquait de rigoureux jeûnes sur de longues périodes, pour s'auto-purifier mais aussi comme moyen de protestation
Encyclopédie Wiipedia
Vingt ans plus tard, le monde entier célèbre cette journée historique. Les Allemands, en premier lieu, qui se félicitent dans une immense majorité de la réunification. Pour autant, toutes
les barrières qui séparaient ces deux parties de l'Allemagne ne sont pas tombées.
Klaus Schroeder, directeur de l'Institut de recherche sur l'ex-RDA, observe ainsi, dans un entretien au "Monde", qu'Allemands de l'Est et de l'Ouest demeurent "souvent étrangers les uns aux
autres". Les premiers reprochent aux seconds leur "arrogance". A leur tour, les "Allemands de l'Ouest" s'agacent de ce qu'on les tienne pour responsables des différences de
développement économique persistantes.
Pourtant, le fossé économique s'est considérablement réduit. Ainsi, le niveau de vie en ex-RDA – mesuré par le produit intérieur brut (PIB) par habitant – atteint désormais 70 % de celui de l'ex-RFA, contre 33 % en 1991. Mais les "nouveaux Länder" traînent encore de lourds handicaps, malgré les 1 300 milliards d'euros transférés de l'Est à l'Ouest depuis vingt ans. Le taux de chômage y est deux fois supérieur; la population, vieillissante; les jeunes diplômés partent massivement chercher du travail à l'Ouest.
Ces données générales cachent toutefois une réalité plus nuancée. Selon les mots d'Udo Ludwig, de l'Institut de prévision de Halle, l'espace oriental rassemble ainsi "des paysages florissants avec beaucoup de zones en friche".
Le déroulement des festivités (...)
Les principaux invités
Tous les chefs d'Etat ou chefs de gouvernements de l'Union européenne, mais également le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, ont répondu présent.
Deux absences remarquées : celle du président américain Barack Obama (représentée par sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton) et l'ancien chancelier chrétien-démocrate de la réunification Helmut Kohl, pour raisons de santé.
Parmi les acteurs de 1989, le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, l'ex-leader de Solidarnosc, Lech Walesa, et l'ancien premier ministre hongrois Miklos Nemeth sont présents.
Ce que disent les sondages
Un Allemand sur huit souhaite le retour du Mur, selon un sondage de l'Institut d'études de marchés de Leipzig, publié dimanche 8 novembre par le quotidien Leipziger Volkszeitung. En revanche, 79 % des personnes interrogées considèrent que la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 est un coup de chance pour tous les Allemands.
L'Institut Wahlen arrive à une conclusion plus optimiste : 86 % des Allemands considèrent la réunification allemande comme une bonne décision, selon une étude publiée jeudi 5 novembre.
Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, plus rarement Gorbatchov en suivant de plus près la prononciation russe né le 2 mars 1931, est un homme d'État soviétique et russe qui dirigea l'URSS entre 1985 et 1991.
Résolument réformateur, il s'engagea à l'extérieur vers la fin de la guerre froide, et lança à l'intérieur la libéralisation économique, culturelle et politique connue sous les noms de Perestroïka et de Glasnost. Impuissant à maîtriser les évolutions qu'il avait lui-même enclenchées, sa démission
marqua le point final de l'implosion de l'Union soviétique, précédée de deux ans par l'effondrement des démocraties populaires en Europe de l'Est.
Biographie
Né de parents kolkhoziens, il est originaire du Caucase du
Nord (il est né dans le kraï
de Stavropol) et étudie le droit à l’université
Lomonossov de Moscou où il rencontre sa future femme Raïssa. Il adhère au parti communiste en 1952 et en devient le
dirigeant pour la ville de Stavropol en 1962. Entre 1964 et 1967, il étudie à l’Institut agronome de Stavropol et se spécialise dans les problèmes agricoles. Il est remarqué par Iouri Andropov qui passe ses vacances dans la région ; dès lors, sa
carrière s'accélère : il est élu au Comité central
en 1971 à 40 ans et au Politburo en 1980 à 49 ans
Les causes de son arrivée au
pouvoir
À la fin des années 1970, le KGB dirigé par Iouri Andropov, diligenta une enquête confidentielle pour évaluer le PNB soviétique selon les critères qualitatifs occidentaux et non plus seulement en volume comme le voulait la tradition soviétique. Le
résultat fut très défavorable et apportait la preuve du déclin de l’Union soviétique qui avait vu son économie dépassée par celles du Japon et de la RFA, anciens ennemis de l’URSS. D’autre part, à partir de 1978,
la Chine dirigée par Deng Xiaoping, entreprit une véritable révolution économique qui rétablissait en fait des règles capitalistes et d'économie de marché dans l'économie chinoise, ce qui aura pour effet de lui
donner un dynamisme considérable.
L’URSS était ainsi confrontée à une situation géopolitique nouvelle et inquiétante :
N'étant plus capable de soutenir financièrement un rythme effréné de la course aux armements, dans un contexte de la stagnation économique et une baisse des
cours du pétrole, l'URSS n'a pas d'autre choix que de songer à une détente et au désarmement
Consciente du danger, la direction vieillissante du PCUS porte au pouvoir le représentant d’une nouvelle génération — Gorbatchev a 54 ans — mais formé et testé à l'école du parti.
Dès décembre 1984, Gorbatchev avait pu faire son entrée sur la scène diplomatique internationale, en
se rendant en Grande-Bretagne, en
visite à Margaret Thatcher :
le numéro deux soviétique s'y était démarqué des autres dirigeants de Moscou, par son image d'ouverture et en annonçant que l'URSS était prête à une réduction bilatérale des armements
nucléaires.
Arrivé au poste de Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique en mars 1985, Gorbatchev tente d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie de l’URSS. Il s’efforce de sauver le système par des réformes structurelles très profondes par rapport aux principes léninistes classiques.
Gorbatchev tire son inspiration d'Alexandr Iakovlev, ancien ambassadeur au Canada, qui lui fit prendre conscience de la faillite du système soviétique dans le domaine agricole puis, de façon plus générale, dans sa stratégie de confrontation avec l'Occident. Celui-ci devint peu à peu son éminence grise et lui inspire successivement la glasnost puis la pérestroïka et, enfin, la réunification allemande.
Sa seconde NEP échoue, rencontrant une opposition au sein du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de glasnost (transparence) et de perestroïka
(restructuration) à partir de 1985 pour renouveler le
pays
Tournant dans la politique extérieure
Gorbatchev propose d'ouvrir le dialogue avec Ronald
Reagan. En 1985, Gorbatchev propose "l'option zéro", au président américain Ronald Reagan, au sujet des armes nucléaires, l'auteur du slogan "America
is back" refuse cette proposition. Il initie les traités de désarmement à l'origine de la rupture de l'équilibre de la Terreur, installé depuis 1945. En 1986, Gorbatchev propose un plan d'élimination des armes nucléaires à
l'horizon 2000. La même année il rencontre le président
américain, Ronald Reagan à
Genève. Les "deux Grands" s'accordent pour réduire de 50%
leurs arsenaux nucléaires, même si les Américains refusent de renoncer à l'IDS. Dans un message de Nouvel An, le président américain adresse un court message télévisé à toute l'URSS, tandis que le président de l'URSS fait de même sur une chaîne de
télévision américaine. Le projet séduit ; chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commence à toucher les États-Unis. Un sondage
révèlera même, à une époque, que Gorbatchev est plus populaire aux États-Unis que Reagan lui-même. Le magazine Time lui décerne le titre d'Homme de l’année en 1987,
puis d'Homme de la Décennie en 1989 après la Chute du Mur de
Berlin
En février 1988, il décida de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan. La décision devint effective un an plus tard.
En 1989, en visite officielle en Chine pendant les manifestations de la place Tian'anmen (avant leur répression), on sollicite son opinion sur la muraille de Chine : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin » ? Gorbatchev répond très sérieusement « Pourquoi pas ? ». À propos des manifestants démocrates qui troublent son séjour, il déclare : « L'URSS a également ses têtes brûlées qui veulent changer le socialisme du jour au lendemain. »
En 1990, il reçoit le Prix
Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Pourtant, le 1er mai de la même année, il est hué par certains de
ses concitoyens. En effet il est très impopulaire aux yeux des fidèles du communisme qui le considèrent comme le fossoyeur du régime soviétique.
Encyclopédie Wikipedia
Je voudrais rappeler quelques points essentiels abordés en classe concernant le dernier DS.
Il n'est pas question ici d'aborder le cas des élèves qui n'ont pas travaillé sérieusement et qui ensuite écarquillent des yeux en voyant leur note... Cet article est plutôt destiné à ceux qui cherchent à bien faire et à progresser (heureusement la majorité d'entre vous).
La réponse rédigée argumentée est un exercice qui demande de la méthode. Ce n'est pas un exercice facile, mais on peut très
vite progresser en suivant quelques règles simples:
- Il faut préparer au brouillon le travail de rédaction: rassembler , organiser les informations tirées des
documents et de votre cours. Cela veut dire faire un plan.
- Il faut bien lire le sujet pour en cerner les limites et l'intérêt. Par exemple beaucoup ont vu qu'il fallait traiter le christianisme, ils ont rédigé de longs
paragraphes sur la vie du Christ en pensant bien faire... or ce n'était pas le sujet !
- Il faut trouver une problématique (une question) qui va guider votre rédaction. Ici cela aurait pu être : "qu'est-ce qui explique le succès du
cristianisme ?" ou bien "cette religion a-t-elle eu des difficultés à s'imposer ? et pourquoi ?"
- Faut-il le rappeler, une introduction et une conclusion sont indispensables ! Il ne 'agit pas d'un bonus ou d'une option ! Ne pas rédiger d'introduction (encore
plus importante que la conclusion) c'est hypothéquer ses chances d'obtenir la moyenne.
Réponse rédigée:
« Présentez le christianisme, soulignez sa filiation spirituelle avec le
judaïsme et enfin expliquez sa diffusion »
Introduction
Au début de notre ère, dans une province reculée de l'empire romain apparaît une religion nouvelle. Prenant racine dans les traditions bibliques juives, le christianisme s'affirme comme une
religion à vocation universelle et dont la diffusion s'accèlère dès la fin du Ier siècle. Quels sont les fondements du christianisme et comment expliquer son succès ?
A- Une religion issue du Judaisme et qui s'en sépare
Le personnage de Jésus: c'est autour de l'interprétation de son enseignement et de la nature de sa personne que naît le christianisme. Connu essentiellement grâce aux Evangiles rédigés au Ier siècle, il vit en Judée région occupée par les romains depuis -63 et devenue officiellement province romaine en 6 ap JC.Vers 30 ans Jésus débute son ministère, c'est à dire sa prédication comme prophète.
D'après les traditions bibliques un messie devait venir libérer les hébreux de la domination étrangère et permettre aussi leur régénération spirituelle. Cette attente constitue l'un des fondements de la religion juive de l'époque. Or Jésus annonce qu'il est ce sauveur attendu: cette annonce divise les juifs. Certains croient que la prophétie s'est accomplie devenant adeptes d'une religion nouvelle d'autres considèrent qu'il s'agit d'un imposteur; ceux-là continueront à pratiquer le Judaïsme traditionnel et sont intervenus pour le faire condamner. Pour les premiers Jésus incarne la voie du salut c'est à dire l'accès au royaume de Dieu.
La filiation entre Judaïsme et christianisme
Pourtant cette différence d'appréciation fondamentale de la nature et du rôle de Jésus, Christ pour les uns, faux prophète pour les autres, ne doit pas cacher une réalité essentielle: le christianisme reprend bon nombre de traditions bibliques. Jésus est lui même juif, il connaît les enseignements des anciens prophètes. Ainsi les chrétiens restent évidemment monothéistes et continuent de s'appuyer sur les lois de Moise qu'ils considèrent fondamentales pour faire leur salut (document 2)
L'originalité du message chrétien
Cependant le message transmis par Jésus se démarque de certaines traditions: ainsi la loi du Talion, « oeil pour oeil dent pour dent », est dépassée par le pardon et l'amour de ses ennemis. Pour Jésus c'est d'ailleurs l'un des aspects essentels du Salut. Il complète le décalogue de Moïse en plaçant l'amour du prochain comme le commandement majeur.
En outre, Jésus insiste sur la nécessité d'une foi profonde s'opposant aux pratiques saducéennes ou pharisiennes qu'il juge superficielles et hypocrites. Ainsi les chrétiens vont-ils abandonner la plupart des rites traditionnels à commencer par les holocaustes et les sacrifices. Le seul « rituel » enseigné par Jésus est l'eucharistie, c'est à dire le partage du pain et du vin.
Peut-être plus important encore, il ouvre la nouvelle foi à tous, ne se limitant pas aux seuls juifs; l'exemple donné de cet universalisme, de cette necessité de faire connaître la « bonne nouvelle » à tous est repris ensuite par ses disciples dans leur oeuvre missionnaire.
B- La diffusion du Christianisme
Les débuts de la diffusion: Dès la mort de Jésus les premiers disciples s'organisent; une trentaine d'années plus tard (63) on leur donne pour la première fois le nom de « chrétiens ». AU Ier siècle les apôtres et Paul de Tarse qui rédige les Epîtres jouent un rôle fondamental dans la diffusion de la nouvelle croyance. Ils prêchent au delà de la Palestine, en Asie mineure, en Grèce, à Rome ou en Egypte.Cette diffusion se fait donc essentiellement de façon orale , la rédaction des Evangiles et des Epîtres offrant une base écrite pour les personnes plus cultivées qui vont peu à peu organiser l'Eglise.
Le positionnement des autorités romaines: La diffusion du christianisme concerne donc le monde romanisé. Les autorités de l'empire sont au départ plus étonnées qu'indignées par la nouvelle religion, ils comprennent mal cette adoration pour un personnage qui est mort crucifié. Tout au plus les chrétiens servent de boucs émissaires comme ce fut le cas en 64 suite à l'incendie de Rome.
Par la suite les autorités durcissent leur position car les chrétiens dont le nombre croît y compris chez les romains refusent les traditions religieuses païennes. C'est donc une menace pour l'unité et la cohésion de l'empire. Ainsi en 112 l'empereur Trajan déclare officiellement l'illégalité du christianisme: c'est le début des persécutions contre les chrétiens. Celles-ci impliquent des procès contre ces derniers et bien souvent des condamnations à la peine capitale: décapitation pour les chrétiens citoyens romains, crucifixions ou « bêtes féroces » pour les autres. Au II siècle des évènements notoires marquent les esprits comme à Lyon en 177 où de nombreux chrétiens sont massacrés. Le III siècle constitue l'apogée de la politique de persécution par les romains et en même temps l'aveu de leur impuissance face à la percée jamais démentie des idéaux chrétiens.
Le succès du christianisme: malgré tous leurs efforts les autorités romaines ne peuvent que constater le succès grandissant de la nouvelle religion. La simplicité de son message centré sur l'amour et le pardon ainsi que son ouverture à toutes les cultures et classes sociales expliquent pour une bonne part les adhésions des paiens. De plus pour les chrétiens, l'espérance du royaume de Dieu s'ouvre à tous et notamment aux plus déshérités (sermon de la montagne de Jésus: « heureux les pauvres... ») ce qui n'était pas forcément le cas dans les autres religions de l'époque, plus élitistes.
Ainsi entérinant la progression du christianisme, l'empereur Constantin déclare la tolérance à l'égard des chrétiens au début du IV siècle (Edit de
Milan). Cette décision est suivie quelques décennies plus tard par la reconnaissance de cette religion comme religion officielle de l'Empire. (Edit de Theodose en 380)
Conclusion
« Fils héritier » du judaisme, le christianisme s'est affirmé comme une religion beaucoup plus ouverte qui a su toucher des cultures et milieux très divers dans et hors de l'empire
romain. Il faut cependant souligner que durant les premiers siècles il n'y a pas un mais des christianismes que divers conciles postérieurs vont tenter d'unifier.