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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. (...) Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus de soin, et dont tu puisses être le plus fier"
Albert Jacquard - A toi qui n'est pas encore né.

"Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés" V.Hugo
Les nouveaux pays industrialisés (NPI) sont les pays qui ont amorcé un important décollage industriel à partir des années 1960.
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Dans les années 1960, les premiers nouveaux pays industrialisés (NPI) figuraient parmi les pays en développement. Depuis, ils ont démontré qu'il était possible, sous certaines conditions, d'amorcer un véritable décollage industriel et rattraper les pays développés.
Aujourd'hui, les quatre dragons asiatiques sont devenus des pays développés à part entière, et jouissent d'un PIB-PPA par habitant équivalent à celui de l'Union européenne. La Corée du Sud a un PNB par habitant proche de celui de la Grèce ou du Portugal. Singapour et Hong Kong figurent dans le groupe des pays à revenu élevé dès le début des années 1990. Et selon le FMI, le PIB par tête de Taïwan, calculé en parité de pouvoir d'achat, devrait s'établir à plus de 34 700 dollars US en 2010, surpassant celui du Japon, de la France ou encore de la Finlande.
Les « 4 Dragons »bsp;— Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong sont considérés depuis les années 1990 comme des pays développés et ne font plus partie des NPI. On pourrait éventuellement les appeler « anciens NPI »).
Avec le début des années 80 et le développement des marchés financiers dans certains pays du Sud, est apparu le concept proche de « pays émergents ». À la différence des NPI, certains des pays émergents ont déjà eu un important secteur industriel (notamment les Pays de l'Est) ou se développent dans d'autres secteurs que l'industrie.
La stratégie de développement des pays regroupés au sein des NPIA est relativement similaire et suit cinq principes fondamentaux :
Le décollage industriel commence par des réformes agraires importantes. Toutes ces mesures permettent la création d'une classe moyenne nécessaire pour créer une demande interne.
Les NPI développent une stratégie d'industrialisation à partir de la production de biens destinés à l'exportation et s'adressent donc en premier lieu au marché mondial avant le marché national. Ils jouent sur les avantages comparatifs procurés par une main d'œuvre abondante et bon marché.
Le modèle de développement est un mélange de libéralisme et d'interventionnisme direct et actif. L'État crée les infrastructures nécessaires à l'industrialisation, mise en place de mesures protectionnistes, choix des secteurs considérés comme prioritaires pour l'industrialisation, scolarisation etc.
Une politique scolaire active aboutissant à un taux d'alphabétisation élevé permet la formation d'une main d'œuvre qualifiée.
Les exportations représentent environ 30% du PNB des NPI Il s'agit donc d'économies très ouvertes et dépendantes de l'extérieur. De plus, très souvent, une partie importante des investissements a été réalisée par des firmes multinationales.
Au cours des vingt-cinq dernières années, le revenu par habitant des NPI a presque quadruplé, augmentant de 5% par an en moyenne. La Corée du Sud a obtenu un taux de croissance annuel supérieur à 8% pendant la même période, devenu un pays développé dès les années 1990. Cette force croissante s'est traduite par de gros progrès en termes de développement : amélioration sensible du niveau de vie et réduction des inégalités sociales, augmentation de l'espérance de vie, taux d'alphabétisation en hausse, régression de la part de l'agriculture dans le PNB au profit de l'industrie et des services, régression du chômage etc. Au gré de cette évolution, les NPI rejoignent petit à petit le niveau de développement des autres pays industrialisés.
La croissance n'est pas toujours synonyme de développement. La répartition des richesses peut ne pas se faire de manière équitable. Les anciens NPI d'Asie, la Corée du Sud, Taïwan et Singapour, sont des exemples de développement égalitaire, mais ce n'est pas forcément le cas dans tous les NPI.
Encyclopédie Wikipédia
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des
Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Alain Souchon - 1993
Pourquoi d'après Alain Souchon la société de consommation ne peut-elle nous rendre véritablement heureux ?
Le terme « société de consommation » est la simplification du terme « société industrielle de consommation dirigée », défini par Henri Lefebvre comme étant l'état du capitalisme d'après la
Seconde Guerre mondiale (le Salon des arts ménagers en est le fer de lance au milieu des années 1950).
Une société de consommation est une société dans laquelle l'achat de biens de consommation est à la fois le principe et la finalité de cette société.
Dans celle-ci, le niveau moyen de revenu élevé satisfait non seulement les besoins considérés comme essentiels (alimentation,
logement, éducation, santé,…) mais il permet aussi d'accumuler des biens (par plaisir, pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer (pour des raisons esthétiques ou autres), dépenses que certains jugent superflues[4]. Son symbole est l'objet « consommable » qui s'use et qu'il faut renouveler, voire l'objet jetable. S'il est possible de produire des objets
plus résistants, celà augmenterait leur coût et leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation.
Pour les opposants à la société de consommation, l'idéologie se résume ainsi : le remède à tous les désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable.
Certaines critiques insistent sur le fait que cette focalisation sur les biens matériels pose un problème moral et philosophique pour le consommateur, une question
concernant la finalité de l'Homme et de la vie terrestre.
D'autres critiques insistent sur les implications concrètes de la consommation, à travers ce qu'elle implique en termes de production, transport et distribution. Ces critiques pointent notamment les conséquences en termes de conditions de travail, les conséquences sur l'environnement, les ressources naturelles et la santé. La comparaison du niveau de consommation finale avec la capacité terrestre de production de ressources natruelles et d'absorption de la pollution a conduit à l'émergence d'un concept scientifique de surconsommation.
Sur le plan philosophique, la recherche de bien matériels, quête sans fin, pousserait également selon certains au phénomène moral de surconsommation.
La critique de la consommation se réalise à plusieurs niveaux qui entraînent parfois des confusions :
C'est dans cette perspective que rentre la consom'action (néologisme) ou consommation responsable est un phénomène socio-culturel récent, principalement dans des milieux "alternatifs". Il exprime l'idée selon laquelle on peut "voter avec son caddie" en choisissant à qui l'on donne son argent, en choisissant de consommer non plus seulement de manière consumériste, mais en tenant compte du « développement durable ».
Un axe de défense de la consommation, repose sur l'idée qu'il s'agit d'une évolution naturelle et inéluctable des sociétés, issue du progrès technique ainsi que de l'enrichissement généralisé. Vue sous l'angle de la microéconomie, cette défense postule qu'une consommation croissante est le fruit du désir naturel de bien-être matériel de chaque individu.
La défense de la consommation repose également sur l'idée que cette décision individuelle, égoïste dans son principe selon le terme utilisé en sociologie de la consommation, abouti à
l'enrichissement généralisé de la société.
La consommation créé et maintient l'emploi, la hausse du niveau de vie, l'innovation et la créativité humaine, etc.
Dans cette perspective, des phénomènes condamnés par la morale classique - le gaspillage, le superflu, l'éphémère et la redondance - constituent en fait des moteurs du développement économique et de l'innovation.
D'un point de vue moral, la quête du superflu serait même l'une des caractéristiques qui distinguerait l'être humain de l'animal,
limité dans ses attentes, besoins, envies et aspirations.
La société de consommation a également été présentée comme un élément positif d'un point de vue moral par opposition à d'autres modèles sociaux. La quête de biens matériels et leur possession permettant de canaliser les passions humaines dans des domaines d'où la violence (au moins physique) serait exclue. Par ailleurs, les citoyens des sociétés de consommation seraient moins enclins à désirer la guerre compte tenu de ce qu'ils auraient à perdre (biens, niveau de vie).
Philosophie
La philosophie pose notamment la question de la consommation d'un point de vue moral.
Les religions portent généralement un regard relativement distancié, voir critique, vis-à-vis de la consommation qui est représente l'attachement aux
biens matériels du monde et risque donc, à leurs yeux, de détourner l'Homme d'autres valeurs.
- Dans le judaïsme, l'économie du Sabbat et les leçon de la manne apportée par Dieu lors de la traversée du désert par les Hébreux (ne ramasser que ce dont on a besoin, ne pas faire de réserves) ont également été interprété comme des appels à la modération de la
consommation.
- Pour l'église catholique, le synode épiscopal qui a suivi Vatican II a déclaré que la cause philosophique de la société de consommation était un excès d'immanentisme, c'est-à-dire une forme de sensualisme porté exclusivement vers la vie matérielle. [3] Cette forme de matérialisme est apparentée à l'enseignement de Spinoza.
- Dans le bouddhisme, le but de l'Homme est d'atteindre le
Nirvāna, qui se caractérise par la libération de tout désir matériel, source de souffrance, la fusion par la méditation
dans un Tout spirituel qui fait disparaître la personne et la fin du cycle des réincarnations. Ces objectif
apparaissent contradictoire avec une consommation de biens et services allant au-delà de ce qu'exige le maintien en forme de la personne humaine.
Notes et références
L'armée romaine possédait par ses nombreuses qualités une supériorité sur les armées ennemies de l'époque.
En visionnant cette vidéo, énumérez les atouts d'une légion.
L'école existe bien avant l'empereur, dès l'antiquité ! L'empereur est canonisé en 1165, l'université de Paris lui attribue à la fin du XV siècle sa fondation, ce qui, en France, fait de lui le patron universel de l'enseignement... Quid de la réalité ? D'après Eginhard, l'empereur a reçu une instruction très médiocre et n'apprend qu'assez tard le latin et le grec: s'il sait à peu près lire, il n'arrivera jamais, malgré tous ses efforts, à écrire correctement. (...)
L'Europe occidentale apparaît à cette époque comme un vaste champ de ruines: les invasions barbares ont entraîné le déclin des cités et l'incendie des bibliothèques; les guerres civiles qui déchirent par la suite le monde franc ne permettent pas un véritable renouveau culturel. (...) Seule l'Eglise assure tant bien que mal le maintien de la culture antique, mais les clercs instruits qui ont appris le latin dans les écoles ecclésiastiques, ont désormais bien du mal à se faire comprendre de leurs ouailles, qui parlent des dialectes romans ou germaniques. Bien des prêtres, insuffisamment formés, ne comprennent d'ailleurs rien aux paroles sacrées en latin.(...)
Et c'est tout le sens du capitulaire général qu'édicte Charlemagne en 789. Dans ce vaste programme de réformes, un chapitre entier concerne l'école: "que les prêtres attirent vers eux non seulement les enfants de condition servile, mais aussi les fils d'hommes libres. Nous voulons que des écoles soient créées pour apprendre à lire aux enfants". Objectif fort ambitieux: il s'agit de créer un réseau d'écoles paroissiales gratuites et ouvertes, semble-t-il à tous les enfants (mâles), pour leur apprendre à lire et écrire (le latin), à compter et à chanter, dans un but religieux, mais dans l'espoir aussi de former les futurs cadres de l'empire. D'autres édits répètent ou complètent ce premier texte, ce qui laisse entendre qu'il a dû rester en partie lettre morte.
S'il n'a pas inventé l'école, Charlemagne a contribué par une politique éclairée, à sauver la culture antique et à refonder les bases intellectuelles sur lesquelles l'Europe allait se construire dans les siècles suivants.
Rodolphe Keller - Revue Historia
Jours clés de notre histoire contemporaine qui vont conditionner nos mémoires du second conflit mondial...
1- Le 17 juin:
1- Qui est jugé ?
2- De quels crimes sont-ils accusés ?
3- Relevez des éléments qui vous semblent
importants concernant les camps
d'extermination.
4- Quel fut le verdict du procès ?
Cliquez ci-dessous pour accéder à la vidéo (extrait des actualités du 22 avril 2005)
Transcription du reportage
En Indonésie, 4 mois après le raz-de-marée qui a dévasté la région de Banda Aceh, la reconstruction avance à tout petits pas. Les organisations humanitaires, comme Médecins sans Frontières, se sont installées sur la côte est de Sumatra, dans une zone moins alimentée par l'aide internationale.Reportage près de Sigli avec Stephan Breitner et Gilles Jacquier.
Pasirawa, c'était un petit village de maisons en briques avec vue imprenable sur la mer turquoise. Ici vivaient un millier de pêcheurs. Aujourd'hui, il n'en reste que 500, tout au plus. La flotte a été presque totalement détruite, les maisons englouties ou balayées par les flots. Heureusement, depuis 2 mois, il y a de nouveau de l'espoir. Sous ces quelques bouts de toile plantés au milieu des ruines, pêcheurs et charpentiers fabriquent toute la journée. Celui qui veille à la production, c'est Pierre-Yves Simon de Médecins sans Frontières. L'organisation humanitaire pilote deux projets dans les hôpitaux de Sigli, la grande ville d'à côté. Mais les bateaux, c'est une grande première.
On n'est pas une, une organisation de développement de bateaux, on n'y connaît rien. Nous, ce qu'on a voulu, c'est donner l'impulsion première, en identifiant quelque chose qui nous paraissait important.
Reconstruire des bateaux, des petits bateaux, mais qui leur sont indispensable pour retrouver, pour retrouver une vie normale. Ce devait être un grand moment cet après-midi-là. 16 bateaux tout neufs attendaient d'être distribués aux pêcheurs. Mais l'armée indonésienne est venu gâcher la fête, et rappeler que dans la province d'Aceh, une guerre contre les indépendantistes dure depuis 30 ans. Les militaires ont rassemblé tout le village sur un bout de pelouse. Ils sont, disent-ils, à la recherche d'un groupe de rebelles. Evidemment, interdiction nous a été donnée de filmer. Après 2 heures d'attente, et un sermon du commandant sur la nécessité de dénoncer les traîtres, chacun retrouve sa liberté et le bord de l'eau. Une péripétie qui ne perturbe pas les pêcheurs, ils ne sont plus à un jour près pour avoir leur embarcation.
Ce qui compte c'est d'avoir un bateau, et grâce aux Français ça va beaucoup plus vite qu'avec les autorités locales. Je ne peux pas attendre plus longtemps pour recommencer à gagner ma vie.
Médecins sans frontières ne s'est pas installé ici par hasard. Dans cette zone moins touchée par le tsunami, il y a aussi moins d'ONG, donc plus de travail. MSF compte rester en Indonésie au moins un an. Sur la somme record de 102 millions d'euros de dons, seulement un quart sera dépensé. Le reste, 75 millions, va être réaffecté à d'autres projets, dans d'autres pays. En théorie, les 400 ONG présentes en Indonésie doivent quitter le pays au plus tard le 27 mai. Mais à de rares exceptions près, toutes ont demandé une prolongation de mission, qui devrait leur être accordée, cette fois ci, pour une longue durée.
Vidéo
Première partie: présentation du film
- La
Nature de l’œuvre :
Quoi, quand et où ? Type de film, nationalité, réalisateur, date…
Le dictateur, film (art cinématograhique donc art visiuel) américain en noir et blanc et sonorisé de 1940, est une satire où le réalisateur Charlie Chaplin tourne en dérision le système totalitaire nazi et surtout son représentant principal.
C'est le premier vrai long métrage parlant de Charlie Chaplin. Celui-ci, comme c'est le cas dans « le Dictateur » était à la fois acteur, producteur, réalisateur, scénariste et composait la musique de ses films. Il fut l’un des artistes les plus créatifs du cinéma et a joué dans de nombreux films à succès tels la « ruée vers l'or » -1925- , « les temps modernes » -1936- (incarnant le mythique « Charlot ») , « Mr Verdoux »-1947- ou bien « les feux de la rampe » - 1953.
- Contexte de production
:
Public visé, contexte historique, financement, acteurs célèbres…
Ce film fut conçu juste avant le début de la guerre. Le tournage du Dictateur commença le 9 septembre 1939, soit huit jours après l'invasion de la Pologne par les Nazis et six jours après la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France à l'Allemagne. Chaplin s'est inspiré de la situation politique en Europe et surtout en Allemagne, après l'instauration du régime nazi. Les caractéristiques principales de ce système totalitaire sont exposées dans le film et soumises à une sévère critique
Synopsis :
Résumé du film dans ses grandes lignes.
1918, sur le front de la Première Guerre mondiale. Un barbier juif, enrôlé dans l'armée de Tomanie, sert un énorme canon, qu'il a bien du mal à domestiquer. Après quelques autres mésaventures, il termine la guerre blessé et amnésique. Les années passent et voient l'arrivée à la tête de la Tomanie du dictateur Hynkel, qui promet à son peuple une prochaine revanche et entreprend de tyranniser les Juifs. Pendant ce temps, le barbier s'enfuit de l'hôpital et retrouve son échoppe dans un ghetto juif...
Deuxième partie : description et analyse de l'extrait « le discours d'Hynkel »
- But et contexte de la scène: Cet extrait illustre très bien l'aspect ironique du film de Chaplin qui ici se moque du dictateur nazi tout en évoquant sa doctrine. (le rejet de la démocratie et des juifs). L'extrait est important car il constitue la première apparition d'Hynkel dans ce long métrage. Le discours a lieu en présence des grands ministres et généraux et face à une foule considérable. C'est une allusion très claire aux grands congrès nazis.
- Les moyens employés par l'auteur afin de faire passer son message: pour interpréter le discours d' Hynkel, Charlie Chaplin utilise une gestuelle très expressive, voire brutale. Le dictateur possède de nombreux tics. La ressemblance avec le führer est frappante, il s'agit à peine d'une caricature. Les gestes comme l'intonation de la voix (mots davantage criés que parlés) et le rythme des mots (élocution très saccadée) évoquent la violence du personnage et de ses idées.
Chaplin a écrit ce discours dans une langue inventée où quelques mots seulement sont reconnaissables (comique de mots). Ici c'est la langue allemande dans sa dimension la plus agressive qui est parodiée; mais l'essentiel de ce qui est dit ne veut rien dire... Chaplin montre par là que le discours est d'une rare pauvreté et stupidité. Il montre qu'en réalité dans cette dictature le fond (les idées) est moins important que la forme (la façon d'exprimer des idées).
L'emploi d'une voix off (traducteur) nous fait saisir très vite qu'Hynkel parle beaucoup pour ne rien dire: en effet de longues phrases correspondent à une idée très simple.(« la Tomanie était tombée, aujourd'hui nous l'avons relevée »). La pauvreté intellectuelle du chef ressort ici avec d'autant plus de force. (comique de caractère)
Le despotisme d'Hynkel apparaît clairement lorsque celui-ci, à plusieurs reprises, fait taire d'un geste la foule rassemblée pour l'écouter: son pouvoir semble sans limite de même que sa mégalomanie.
Pour compléter cette idée, Chaplin nous montre un personnage qui sait se mettre en valeur: il est placé sur un piédestal par rapport à la foule et il est en avant par rapport à la petite partie de son armée qui se trouve derrière lui. On note aussi que Hynkel apparait plus nettement que son armée.
Hynkel s’exprime toujours en criant, hurlant, notamment lorsqu’il parle du peuple juif. Il tousse même à la fin de certaines de ses phrases à force de trop crier...
Les effets comiques sont constants dans cet extrait en plus des mimiques et du jeu d'acteur de Chaplin:
- quand il parle des juifs, même les micros se courbent devant la violence de ses propos.(comique de situation)
- malgré la dureté du discours et des allusions belliqueuses (« la Tomanie a la plus grande armée du monde »), on apprend par le traducteur qu'Hinkel souhaite la paix entre les peuples ! C'est toute l'hypocrisie et les mensonges d'Hitler qui sont ici dénoncés par l'ironie.
Tous ces procédés comiques sont bien sûr utilisés dans le but d’exagérer et de se moquer des idées nazies de l'époque.
Troisième partie: l'interprétation
- Quel est le message du film ?
Critique, Dénonciation, éloge…
Ce film montre l'engagement d'un cinéaste témoin de son temps et qui dénonce la manipulation hitlérienne ainsi que ses idées racistes et sa soif insatiable de pouvoir; comme lors de la scène où l’on voit Hynkel jouer avec un globe terrestre et où l'on comprend qu'il veut s’approprier le monde et en faire ce qu’il veut …
Conjointement à cette critique du nazisme, l'oeuvre apporte un message pacifiste et humaniste au reste du monde en utilisant, comme toujours dans les films de Chaplin, des effets comiques.
- Quels moyens sont utilisés pour faire passer ce message ?
Il existe différentes sortes de comique et on remarque que « Le Dictateur » les rassemble tous : comique de situation (place un personnage dans une situation particulièrement ridicule), comique de caractère (l'auteur se moque des traits de caractère d'Hynkel), comique de mots (des jeux de mots, des plaisanteries, un langage déformé ou inventé suscitent le rire) et de gestes (des mouvements comiques).
Conclusion : portée du film
Le Dictateur sort aux Etats-Unis le 15 octobre 1940. Le succès commercial est immédiat, mais les critiques sont mitigées. Des reproches sont faits à Chaplin, soupçonné de pousser les américains à intervenir dans le conflit, dégradant les relations entre les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie. On reproche à Chaplin de faire une comédie sur un sujet tragique. Il déclarera par la suite que s’il avait pu avoir connaissance de l’extermination des juifs, il n’aurait certainement pas fait un tel film où Hitler est avant tout un bouffon, plus ridicule que dangereux.
Enfin, la gauche américaine trouve le film trop sentimental et la droite le considère « pro communiste ». Sélectionné aux Oscars dans cinq catégories, le film ne reçoit aucune récompense.
Ce film reste un des films les plus engagé de l’Histoire du cinéma et un des plus grand succès de Chaplin qui lui valut de nombreux prix : meilleur film étranger en 1961 et de nombreuses nominations (Oscar du meilleur acteur, oscar du meilleur film et oscar du meilleur scénario original).Projeté pour la première fois en Allemagne en 1945 sous la pression des Américains, l'accueil des Allemands ne fut pas bon cependant.
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