• : HISTOIRE-GÉO en LIBERTÉ
  • HISTOIRE-GÉO en LIBERTÉ
  • : Ce lieu permet d'approfondir les thèmes abordés en classe, de clarifier des points essentiels de méthodologie et d'affûter son esprit critique. Il est dédié aux esprits curieux qui ont soif de compréhension et de liberté intellectuelle.
  • Contact

"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

Albert Jacquard, A toi qui n'est pas encore né.

histoire géo einstein

"Moins d'histoire et de chronologie, ça ne va pas faire des jeunes gens modernes, ça va faire des jeunes gens amnésiques, consensuels et obéissants

Régis Debray

 

 

"Les véritables hommes de progrès ont pour point de départ un respect profond du passé"

Ernest Renan

 

 

15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 09:02

Les chiffres parlent: si dans les années 1960, les africains qualifiés, universitaires ou cadres étaient moins de 2000 à émigrer chaque année, ce chiffre a triplé entre 1975 et 1984, puis décuplé à la fin des années 1980, pour atteindre aujourd'hui le chiffre énorme de 20000 départs annuels. L'Afrique de vide ainsi de ses cerveaux ! Dans ce monde compétition, que deviendront nnos nations africaines dépourvues de cadres d'administration ou d'affaires, d'enseignants, d'ingénieurs, de chercheurs, alors que celles des autres continents investissent précisément dans le facteur humain ? D'autant que cette « fuite des cerveaux » profite en fin de compte aux pays développés, à tel point que le président de la Commission de l'Union africain, Alpha Oumar Konaré, va jusqu'à qualifier le phénomène de traite des cerveaux »

 

Anicet Georges Dologuélé, ancien premier ministre centrafricain, Jeune Afrique, 25 décembre 2005, p51

 

Dans les faits, il apparaît que la migration estudiantine peut aussi être une stratégie délibérée pour les candidats à l'émigration. En effet, qu'il s'agisse des EU, de la France ou de l'Allemagne, les conditions d'obtention d'un visa pour un étudiant sont en général moins restrictives que celle que doit remplir un Africain déjà diplômé (…) Au terme de son cursus, les pays d'accueil accordent d'ailleurs habituellement un délai de plusieurs mois aux diplômés pour trouver un emploi correspondant à leur formation et prolonger aini, cette fois-ci dans la vie active, leur séjour. Si les Etats voient d'un bon oeil l'arrivée des étudiants étrangers, ils ne sont pas les seuls. Les universités, elles aussi, apprécient la venue de ces populations. La raison est simple: elles reprsentent souvent une source de financement très intéressante pour leur budget

Revue Jeune Afrique, 24 octobre 2010, page 165

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Profhistgéo
commenter cet article

commentaires