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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

Albert Jacquard, A toi qui n'est pas encore né.

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"Moins d'histoire et de chronologie, ça ne va pas faire des jeunes gens modernes, ça va faire des jeunes gens amnésiques, consensuels et obéissants

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"Les véritables hommes de progrès ont pour point de départ un respect profond du passé"

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:42

Impossible de se laver et de se raser dans les tranchées de 14-18. Alors les combattants se retrouvaient bien vite avec une barbe hirsute, d'où leur surnom.

 

Parmi nos poilus de la Première guerre mondiale certains jeunes étaient parfaitement imberbes. Ce n'est donc pas de pilosité qu'il est question, mais de courage. Dans le langage familier, le terme "poilu" désignait quelqu'un de courageux, un homme que l'on admire. Un nombre important d'expressions déclinentt le poil pour parler de bravoure. (...) Le linguiste A. Dauzat (1877-1955) auteur de "l'argot de la guerre" publié en 1918, revient sur l'éthymologie de lemploi du mot poilu dans le contexte militaire. Avant d'être le soldat de Verdun, de la bataille de la Marne et des tranchées, le poilu est le grognard d'Auzterlitz. "Ce n'est pas l'homme à la barbe inculte, qui n'a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque, c'est beaucoup mieux: c'est l'homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! "

Une version populaire attribue aux conditions de vies difficiles dans les tranchées l'origine de cette appellation. Sans possibilité de se raser, les soldats se seraient laissé pousser la moustache et la barbe et, de retour pendant les permissions, auraient paru "poilus". Ils n'étaient pourtant pas désignés par ce terme par les journalistes et par la propagande qui exalta rapidement la figure du combattant luttant avec acharnement pour la patrie. Ce surnom n'était pas utilisé sur le front. Entre eux les soldats s'appelaient "biffins" ou "bonshommes". Leur surnom de poilu devint si populaire et évocateur qu'il désigna exclusivement, dès la fin du premier conflit mondial, ses combattants

Olivier Tosseri - revue Historia

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