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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

Albert Jacquard, A toi qui n'est pas encore né.

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"Moins d'histoire et de chronologie, ça ne va pas faire des jeunes gens modernes, ça va faire des jeunes gens amnésiques, consensuels et obéissants

Régis Debray

 

 

"Les véritables hommes de progrès ont pour point de départ un respect profond du passé"

Ernest Renan

 

 

6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:12

Faîtes des recherches pour répondre aux questions suivantes, en tâchant de donner des exemples précis, et de sourcer les informations.

 

1- Comment a évolué l'abstention en France depuis une quarantaine d'années ?

2- Comment expliquer le phénomène ?

3- Quelles réponses peuvent-elles être apportées ? (voir éventuellement à l'étranger)

4- En quoi cette évolution fragilise-t-elle la démocratie ?

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 12:36
Point méthode: "comment rédiger une bonne introduction ?"

 

Dans tout devoir l'introduction est un moment clé: c'est la prise de contact du correcteur avec votre copie. Il faut donc immédiatement produire une bonne impression et éclairer le sens du sujet proposé. L'introduction révèle immédiatement le recul pris par rapport au sujet et donc la qualité d'analyse et de réflexion de l'élève.

Selon l'épreuve (composition ou dossier comme dans le cadre du TPE) l'introduction sera plus ou moins détaillée mais elle devra comprendre presque toujours 3 temps:


1er temps: "centrer" le sujet, en définir les limites et l'intérêt ainsi que le contexte. On appelle parfois cette étape "l'accroche" qui peut débuter par une citation.

2ème temps: rédiger la problématique ou interrogation que le sujet soulève. Une question générale peut souvent en amener d'autres. Ici il faut mettre en avant la question essentielle qui va guider la démonstration. Elle sera votre fil directeur tout au long du devoir.

3ème temps: annoncer le plan c'est à dire votre cheminement pour tenter de répondre à la problématique.


Il est très fortement conseillé de rédiger l'introduction au brouillon. De plus paradoxalement c'est la dernière chose à faire ! Pour faire une bonne introduction il faut tout d'abord avoir rassemblé des informations et les avoir "distribuées" suivant un plan détaillé.

"On ne peut correctement introduire un devoir que lorsque l'on sait où l'on va"

 

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:23

Voici quelques points méthodologiques essentiels afin que les travaux du 1er trimestre soient déjà de qualité.


1- Choisir un sujet qui corresponde bien au thème étudié (au 1er trimestre autour du thème "La personne et l'Etat de Droit")

2- Faire une introduction soignée (voir le point méthodologique ici: http://gayraudb.over-blog.fr/article-point-methode-comment-rediger-une-bonne-introduction-34651468.html)

3- Faire apparaître un plan clair (en sautant des lignes entre vos grandes parties) et éviter qu'il comporte plus de 3 parties

4- Choisir des annexes renvoyant bien aux informations que vous exposez, ne pas se contenter de les accumuler sans aucune référence ni explication. Dans votre développement vous devez renvoyer le lecteur à une annexe de façon précise.


Exemple: vous affirmez que taux de chômage des immigrés est supérieur à la moyenne nationale en indiquant le nom de l'annexe qui le prouve (tableau statistique)

5- Citer vos sources c'est dire, pour l'essentiel, les sites internet consultés (par exemple celui du Sénat, du journal Le Monde etc.)




Le barème d'évaluation du travail de recherche est le suivant:
 

A- Qualité de l'introduction: 5 points
B- Le développement (le plan, la pertinence des informations, des analyses) : 10 points
C- Conclusion : 2 points

D- Annexes (au moins 2, au maximum 4): 2 points

E- Les sources : 1 point

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 22:31
Le protectionnisme, cause de la seconde guerre mondiale ?

La lecture retrospective de la contraction du commerce international des années 1930 qui met en accusation les politiques protectionnistes et les dévaluations se trompe de cibles. Quant à prétendre que ces mesures économiques auraient été à l'origine de la seconde guerre mondiale, il faut soit une profonde méconnaissance de la nature du nazisme et du fascisme - et l'on rappelle qu'il y a dans l'Allemagne nazie une dimension pathologique spécifique - soit une mauvaise foi qui est du même ordre  que celle des auteurs négationnistes1. (...)

Cette période dramatique a ainsi joué un rôle dans la maturation  des réflexions de Keynes2 sur ce que devait être un système international monétaire et commercial. On doit se souvenir que les leçons qu'il en tirait allaient dans trois directions.

1- (..) l'importance capitale de l'alimentation en liquidité du système international. Ceci le renforça dans son opposition au système de l'étalon-or.

2- Il évolua ensuite d'une position initiale plutôt favorable au libre-échange vers une position admettant  non seulement des formes de protectionnisme comme système permanent mais aussi des formes de protection se rapprochant de l'autarcie en cas d'urgence. Une leçon clairement tirée par Keynes  est que le libre-échange a épuisé son continu positif au XXe siècle.

3- La troisième direction qui est sans doute la plus importante, est que si une coordination entre Etats est nécessaire, celle-ci ne doit pas empêcher de mener des politiques nationales qui sont seules légitimes.. Toute architecture de coordination doit donc préserver cette liberté d'action ou être condamnée à l'échec.

La démondialisation, J. Sapir, Seuil, 2011

Notes

1- Une étude systématique des données réalisée par des chercheurs du National Bureau of Economic Research (NBER) montre que les droits de douane (le protectionnisme) n'ont eu pratiquement aucun rôle dans l'effondrement du commerce international à partir de 1930. Ces mêmes chercheurs  indiquent que les deux facteurs déterminants dans son effondrement furent l'accroissement des coûts de transport et l'instabilité monétaire (...) Foreman-Peck montre bien que la contraction du crédit est une cause majeure de la contraction du commerce. La question de la liquidité (quantité d'argent-monnaie disponible) et non celle d'un retour au protectionnisme est donc bien centrale.

2- John Maynard Keynes (1883-1946) est un économiste et essayiste britannique. Il est l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods (1944) qui réorganisent le système monétaire international. Son œuvre majeure est la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d'autres, s'en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire, fondement des théories libérales.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 20:02

Depuis l’intervention des États-Unis en Irak au printemps 2003 et le renversement de Saddam Hussein, la destinée des sunnites d’Irak, représentant 30% de la population, a connu un tournant. Dominante parmi les sphères du pouvoir depuis l’époque ottomane puis du mandat britannique, les élites sunnites constituaient les principaux cadres du parti Baas de Saddam Hussein et occupaient les principaux postes de l’armée irakienne.

Même si une grande partie de la communauté sunnite était également opprimée par la dictature baasiste, la minorité sunnite dominante est considérée dans son ensemble comme l’ennemi des États-Unis, dans le contexte de la « guerre contre la terreur ». Exclus de la transition, en opposition au régime autoritaire de l’ancien Premier ministre Nouri Al-Maliki, les sunnites sont désormais confrontés à l’expansion brutale de l’organisation armée État islamique dans leurs provinces. Bien qu’il offre une revanche aux sunnites et l’espoir de dépasser le cadre national en rétablissant le califat, son idéologie et ses méthodes divisent la communauté sunnite irakienne.

 

1. Les conséquences de l’invasion de l’Irak par les États-Unis

La communauté sunnite a été affaiblie par la guerre menée par les États-Unis contre le parti Baas de Saddam Hussein à partir de 2003 et la période d’occupation qui l’a suivie. Majoritairement hostiles à l’intervention américaine, contrairement aux chiites et aux Kurdes, les sunnites sont victimes de la politique de « débaasification » initiée par l’administrateur civil américain Paul Bremer en mai 2003. Des responsables sunnites sont destitués de leurs fonctions dans l’armée et l’administration sans discernement quant à leur rôle dans la dictature de Saddam Hussein. Les sunnites sont collectivement diabolisés, ce qui génère un sentiment de punition aveugle [1].
Sur le plan militaire, les provinces centrales du pays, une région nommée « triangle sunnite » par les militaires américains, sont le lieu des opérations les plus violentes. La région densément peuplée au nord-ouest de Bagdad est en effet majoritairement sunnite. Saddam Hussein et la plupart des dirigeants de l’époque baasiste sont issus de cette région, notamment de Tikrit, la ville natale de Saddam Hussein où il est capturé en décembre 2003.

Les affrontements continuent dans cette région après le renversement du régime de Saddam Hussein : des insurgés sunnites continuent à mener une lutte asymétrique contre l’occupation états-unienne. La principale opération des forces américaines contre ces insurgés se déroule du 6 au 29 novembre 2004, c’est la deuxième bataille de Fallouja, nommée opération Phantom Fury par les forces armées des États-Unis. Le siège de la ville permet la prise d’un bastion du soulèvement antiaméricain, au cœur de la province sunnite d’Al-Anbar, au prix de nombreuses destructions dues aux tirs d’artillerie et aux bombardements aériens. Près de dix ans plus tard, en janvier 2014, l’organisation armée État islamique profite de la désorganisation qui règne toujours et de la perte de cohésion sociale à l’intérieur de la ville pour s’en emparer sans difficulté [2]. Le déchainement de violence qui accompagne la progression de l’État islamique témoigne de l’existence de plaies non refermées depuis la guerre d’Irak, il se nourrit du problème non résolu des Arabes sunnites irakiens.

Dès la formation du Conseil de gouvernement irakien en juillet 2003, les sunnites ont été exclus face à la représentativité écrasante des Kurdes et des chiites, seuls jugés capable de bâtir la démocratie. Le boycott des élections législatives de janvier 2005 et le retrait du parti islamique irakien en protestation contre l’attaque de Fallouja écartent durablement les représentants sunnites du processus de transition. La formation d’un gouvernement chiite soutenu par les États-Unis ramène brutalement les sunnites à leur statut de minorité. L’humiliation que cela représente et le stigmate identitaire qui leur est apposé ouvrent la voie à la radicalisation d’une partie de la communauté sunnite.

Des courants salafistes apparaissent, qui se distinguent des courants sunnites traditionnellement plutôt nationalistes et opposés au communautarisme. Ils affirment une identité musulmane et sunnite opposée à l’État irakien et au pouvoir chiite jugé illégitime, voire mécréant [3].

La ville de Bagdad est au cœur des violences confessionnelles. Les affrontements entre sunnites et chiites sont presque quotidiens après 2003. La conséquence de cet état de guerre civile est une forme d’épuration ethnique : les communautés se sont de plus en plus regroupées dans des quartiers séparés.

2. La contestation du gouvernement Al-Maliki

Nouri Al-Maliki arrive au pouvoir en mai 2006, à la tête d’un gouvernement composé essentiellement de partis chiites mais promettant la réconciliation nationale. Le pouvoir accroît son caractère autoritaire suite aux élections législatives de mars 2010, marquées par plusieurs attentats revendiqués par Al-Qaïda. Le scrutin est officiellement remporté par le Mouvement national irakien, dirigé par le laïc chiite Iyad Allaoui qui a les faveurs de la plupart des sunnites. Maliki conteste le résultat et après 9 mois de crise politique, les partis arrivés en tête parviennent à former une coalition au parlement irakien qui reconduit Maliki à son poste de Premier ministre.

Au printemps 2006, un attentat contre le mausolée chiite de Samarra est revendiqué par Al-Qaida. L’événement entraine les représailles meurtrières de milices chiites et le conflit irakien regagne en intensité. L’attentat de Samarra a pour effet de renforcer la marginalisation des sunnites, collectivement accusés de soutenir Al-Qaida par le gouvernement Maliki. La nature autoritaire et de plus en plus communautaire du gouvernement apparaît clairement lorsqu’un mandat d’arrêt est émis contre le vice-président sunnite Tariq al-Hashemi, ancien secrétaire général du Parti islamique irakien. Des forces gouvernementales assiègent sa résidence en décembre 2011, au lendemain du retrait des dernières troupes états-uniennes, l’obligeant à fuir au Kurdistan puis en Turquie. Des milliers de sunnites descendent dans les rues manifester contre Maliki [4].

Plusieurs manifestations pacifiques se sont déroulées depuis, contre l’exclusion des sunnites, pour la libération de prisonniers politiques et pour la poursuite de l’épuration des officiels d’ancien régime, dans un contexte toujours sur le point de dégénérer en affrontement communautaire. Une protestation de grande ampleur a eu lieu fin 2012, suite à l’arrestation des gardes du corps du Rafi al-Issawi, un ancien ministre sunnite. L’espoir d’un retour sur la scène politique pour les sunnites a été déçu, la répression n’a pu qu’exacerber le sentiment d’exclusion.

Maliki est finalement poussé vers la sortie par les alliés internationaux de l’Irak appelés à l’aide face à l’État islamique. La politique de plus en plus sectaire du Premier ministre est incompatible avec la position de Washington, qui fait de l’inclusion des sunnites une condition de son intervention. Début septembre 2014, Al-Abadi lui succède au poste de Premier ministre. Il affirme alors sa volonté d’offrir une meilleure représentativité aux minorités sunnite et kurde et de laisser davantage de pouvoir aux autorités locales [5]. Bagdad espère désormais pouvoir s’appuyer sur les tribus sunnites pour contrer la progression de l’État islamique.

3. Les sunnites irakiens et l’État islamique

Le 15 octobre 2006, des djihadistes sunnites, en partie issus des rangs d’Al-Qaïda, proclament l’État islamique d’Irak, qui devient État islamique en juin 2014. L’objectif de l’organisation est de rétablir le califat sur toute la communauté des croyants, sur le modèle du califat abbasside tel qu’il existait au IXème siècle. Son emprise s’étend désormais sur une grande partie des provinces sunnites d’Irak et sur la Syrie voisine. La capture d’infrastructures pétrolières et les pillages lui assurent des revenus bien supérieurs à toutes les organisations armées non-étatiques qui lui permettent de se procurer des armes et de mener des opérations de propagande auprès des populations.

L’émergence de l’État islamique et la proclamation d’un nouveau califat par Al-Baghdadi partage la communauté sunnite. Pour une partie d’entre-elle, il s’agit d’une opportunité historique, revanche contre le pouvoir chiite oppresseur et idéal rassemblant les sunnites au-delà des frontières irakiennes. D’autres sont, bien sûr, effrayés par la contagion djihadiste, la radicalisation d’une contestation au départ légitime et le recours à une violence insupportable.

En 2007, les milices sunnites Sahwa (« réveil ») avaient réussi à mobiliser des sunnites derrière le chef tribal Ahmed Abou Risha pour combattre Al-Qaïda, avec le soutien de l’armée américaine. Mais Maliki a dissous ces milices et s’est aliéné de potentiels soutiens locaux pour mener la guerre au djihadisme. Les tensions entre le pouvoir et les communautés sunnites ont ainsi permis à l’État islamique de progresser sans rencontrer de réelle résistance faute d’efforts coordonnés.

Les tribus sunnites sont éclatées face à l’EI et ne peuvent pas compter sur la protection de l’armée régulière irakienne. Même l’aide américaine et internationale ne paraît pas suffisamment crédible. Pour les chefs tribaux, il est risqué de s’attaquer à l’EI car l’issue du conflit est très incertaine. Les populations aussi craignent les exactions que l’EI pratique contre les tribus menaçant de se retourner contre lui. La solution la moins risquée est donc pour beaucoup de laisser faire.

À Mossoul comme à Fallouja, l’EI a pu compter sur le soutien ou la passivité des populations locales. Trahies par les autorités et par l’armée américaine, n’ayant pas obtenu les postes promis dans l’armée, des chefs tribaux qui s’étaient opposés aux islamistes en 2007-2008 ont choisi la radicalisation. Même des cheikhs qui ne partagent pas l’idéologie salafiste rigoriste voient dans l’alliance avec l’EI une nouvelle occasion de se battre contre le pouvoir de Bagdad.

Refusant à la fois le projet de l’EI et l’allégeance au pouvoir central, certains demandent désormais la reconnaissance d’une région sunnite autonome, bénéficiant d’une part de la rente pétrolière, sur le modèle du Kurdistan. Cette option est soutenue dès 2011 par le sunnite Oussama al-Noujaifi, alors président du Parlement puis votée par le conseil provincial de Salah ad-Din, fief de Saddam Hussein traditionnellement nationaliste, puis d’Al-Anbar, Diyala et de Ninive. Une autonomie sunnite pourrait faciliter l’engagement des tribus contre l’EI en leur donnant un cadre pour se coordonner sans dépendre des autorités honnies. Cependant la situation apparaît trop délicate pour qu’une négociation soit engagée maintenant. L’affaiblissement de l’État sous les coups des tensions communautaires profite aux organisations non-étatiques et renforce le crédit du modèle politique de l’État islamique, qui se situe précisément au-delà des États nationaux.

ARTICLE PUBLIÉ LE 29/12/2014 Par Corentin Denis

Bibliographie

- BENRAAD Myriam, « Fin de l’occupation et crise en Irak : la clé de voûte sunnite », Politique étrangère, printemps 2012, p. 161-172.

- BENRAAD Myriam, « Les sunnites, l’Irak et l’État islamique », Esprit, novembre 2014, p. 89-98.

- CIA, World Factbook, www.cia.gov/

International Crisis Group, Make or Break, Iraq’s Sunnis and the State, 14 août 2013.

- Presse : Le MondeRue89BBC

Notes :

[1BENRAAD Myriam, « Fin de l’occupation et crise en Irak : la clé de voûte sunnite », Politique étrangère, printemps 2012, p. 161-172.

[2L’HOMME Christina, « Un chercheur français : les frappes aériennes font le jeu des djihadistes », Rue89, 19 octobre 2014.

[3BENRAAD Myriam, « Les sunnites, l’Irak et l’État islamique », Esprit, novembre 2014, p. 89-98.

[4« Des milliers de sunnites défilent contre Maliki en Irak », Reuters, 23 décembre 2011.

[5SALLON Hélène, « La coalition contre l’État islamique pousse Bagdad à se réconcilier avec les sunnites », Le Monde, 16 septembre 2014.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:41

Les contradictions culturelles du capitalisme

A partir des années 20, dans une société où vendre et consommer devenaient les grandes priorités, l'épanouissement du système économique a impliqué, à travers le développement du crédit et de la publicité, une rupture toujours plus marquée avec les vieilles vertus puritaines du XIXe siècle: en lieu et place de l'épargne, la jouissance immédiate et même anticipée (grâce au crédit) des fruits de son travail a été célébrée tandis qu'à la tempérance se substituait une exaltation de la satisfaction des instincts, à commencer par la sexualité.

La "révolution sexuelle" triomphe dans les années 60. (...) C'est ouvertement et non dans le secret des vies privées que les vieux principes se voient contestés. En 1970 Playboy tirait à 6 millions d'exemplaires. L'obsession de l'épanouissement sexuel faisait la fortune des psychologues et médecins spécialisés, et élevait au rang de best-sellers certains manuels sur le sujet. (...)

Pourtant à partir de la deuxième moitié des années 70, cette approche (le strict confinement du religieux dans la sphère privée) s'est vue vigoureusement contestée. (...) Une majorité paraît avoir voulu renouer avec cette double foi, en l'Amérique et en Dieu, sur laquelle l'expérience nationale avait été fondée et que Reagan a su remarquablement célébrer. Bref la redistribution des clivages religieux ne passe plus prioritairement entre les différentes confessions comme par le passé mais, au sein de chacune d'entre elles, entre les libéraux favorables aux acquis de l'"humanisme séculier" et les conservateurs ou intégristes décidés à rétablir Dieu à l'école comme dans la cité.

P Melandri, Histoire Terminales, Belin,1988

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 17:28

Comparaison du calendrier du Rustican (1459) et de Piero de Crescenzi (1304-1306)

A- Calendrier du Rustican


annee

 

B-Extraits du calendrier de Crescenzi, agronome de Bologne (Italie)

Janvier: "on peut très bien couper les arbres  pour les bâtiments. Et l'on peut aussi se procurer du fumier nouveau et porter le fumier ancien aux hamps et aux vignes; semer fèves, ciceroles et vesces. Si les champs ne sont pas mous, on peut aussi faire les premiers labours.(...) Encore pendant ce mois, fait-on les poteries usuelles et les charettes et tout ce qui se fait dans les maisons durant le temps mort. On peut également acheter tous les animaux domestiques, capturer les animaux sauvages; et transporter les abeilles d'un endroit à l'autre."

Février: "On peut porter le fumier aux champs et y semer les fèves (...) sarcler le blé, le seigle et l'épeautre, drainer toutes ces terres et brûler les chaumes. (...) On taille également très bien la vigne. (...) Il est également possible d'élaguer les arbres (...) planter des variétés de légumes et herbes: ail, arroche, anis, aneth, céleri, absinthe, citronelle, oignon, basilic, chou, fenouil, réglisse, laitue, poireau, perseil, épinards, échalottes. Les herbes médicinales peuvent être plantées ce mois-là dans les jardins et ailleurs.(...)"

Mars: " au mois de mars on travaille très bien le sol des champs. On sème aussi l'avoine, les pois chiches et le chanvre dans les régions chaudes et les fèves dans les régions tempérées et froides. On sème aussi le sorgho, le millet et les haricots.  (...) Durant ce mois, on peut planter, transplanter et bêcher les arbres (...) . On y travaille aussi les jardins; on leur donne du fumier et on y sèmes toutes les graines inqidiquées au mois de février.  A la fin du mois on sème les concombres et les citrouilles, les melons, la sauge.(...)"

Avril: "On laboure les champs gras et les champs humides. On sème également les pois chiches dans les contrées froides  et, dans les contrées tempérées, le chanvre et le sorgho. (...) Il faut également protéger des bêtes les petits plants d'arbres. Dans les champs déjà labourés il faut veiller aux pigeons parce qu'ils trouvent peu de choses à becqueter dans les champs. (...) Il faut aussi nettoyer les ruches, tuer les gros papillons qui abondent, lorsque la guimauve fleurit. Ce moi-ci encore, on peut comme aux mois d'été, prendre fauves, oiseaux et poissons."

Mai:" On laboure les champs gras (...) les champs asséchés peuvent être labourés une seconde fois. (...) toutes les semences sont proches de la floraison: elles ne doivent plus être touchées par le cultivateur. (...) On peut greffer les pêcher, le citronnier et le figuier dans les contrées chaudes. Au même moment on laboure les parties des champs destinées à recevoir les semences ou les plantes de l'automne."

Juin: "Il faut mettre l'aire en état (...) à ce moment là on peut semer le millet et le panic. En premier lieu on moissonne l'orge. Ensuite vers la fin du mois on moissonne le blé dans les contrées chaudes, et on la commence dans les contrées tempérées. (...) Nous faucherons le foin pour la nourriture du bétail. C'est durant ce mois, également, que l'on doit récolter les légumes, et déraciner les fèves (...). On castre aussi les veaux, et l'on fait le fromage, et l'on tond les moutons dans les contéres froides. On ôte les gaufres, si elles ont beaucoup de miel, et l'on fait la cire." 

Juillet: "On doit labourer les champs cultivés pour la seconde fois, et l'on finit la récolte du grain et des légumes dans les régions tempérées. (...) Vers la fin du mois on sème les raves et les navets. (...) il faut cueillir les amandes, soumettre les vaches au taureaux, et semblablement les brebis aux béliers. On fauche les prés, là où l'herbe n'est pas encore arrivée à maturité.

Août: "Il faut labourer les champs pour les troisième fois. Au début du mois, et même avant, on arrache le lin et le chanvre (...). C'est encore vers la fin du mois que l'on cueille le sorgho, qui est alors mûr. On recueille et fait sécher les figues. (...) Dans de nombreuses contrées chaudes, vers la fin du mois, on commence à préparer la vendange. 

Septembre: " On peut labourer les champs gras et ceux qui, d'habitude, retiennent longtemps l'humidité. (...), Dans les régions chaudes on sème à ce moment-là le lin. (...) A la fin du mois dans les contrées tempérées on fait la vendange et tout ce qui en dépend. (...) On cueille également les fruits des arbres, dont la maturité apparaît alors. (...) Ce moi-ci on peut faire les nouveaux prés, en extirpant d'abord les racines, les ronces, les troncs, les arbres, l'herbe abondante et dure. (...) Ce moi-là on chasse les vieilles abeilles et on fait le meil et la cire.

Octobre: "On peut faire les puits, creuser les fossés et porter le fumier dans les champs. Dans les contéres tempérées on peut semer le blé, l'orge, l'épeautre, le lin. (...) Dans les régions chaudes on plante les cerisiers, les pommiers, les poiriers et tous les autres arbres qui ne craignent pas le froid. (...) On sème aussi dans les jardins l'ail, l'anet, les épinards, la guinmauve, les oignons, la menthe, le thym, l'origan (...). On enlève également aux abeilles le miel en excédent avec les gaufres et toute la cire corrompue."

Novembre: " Au début du mois de novembre dans les contrées chaudes, on sème convenablement le blé, l'orge et le seigle. Et vers la fin du mois, on sème la fève dans les chaumes non labourés.  Le lin et la lentille se sèment ce mois.  (...) Dans les contrées froides, il convient de bêcher les vignes nouvelles (...) et de fumer les terres maigres. Durant ce temps et par la suite, jusqu'au moment où la terre gèle, on doit prendre un soin particulier à la vieille vigne (...). Ce mois-là encore on met les béliers avec les brebis, et les boucs avec les chèvres, afin que les petits, nés au printemps, puissent se nourrir. Ce mois-là encore, on prend les fauves, les oiseaux et les poissons avec des artifices divers.

Décembre: "On peut semer les fèves (...) et couper les bois pour les maisons, et pour tous les autres travaux (...) et les haies vertes  pour le bois de chauffage, et les perches et les bâtons pour les vignes.  (...)  On peut prendre les bêtes sauvages - surtout par temps de neige -  avec les chiens et les oiseaux, avec des rapaces domestiqués avec des divers filets et avec de la glu.

Piero de Crescenzi (1233-1320)

 

Travail à réaliser

Donner un nom à chaque activité  du calendrier (doc A) et en ajouter une de votre choix à partir du doc B pour chaque mois.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:34
Révélations de Brzezinski à propos du soutien américain aux mujahidins d'Afghanistan

Q : Robert Gates, ancien directeur de la CIA, raconte dans ses mémoires (From the Shadows), que le renseignement américain a commencé à aider les moudjahiddin en Afghanistan six mois avant l’intervention soviétique. Vous étiez à cette époque le conseiller à la Sécurité nationale du Président Carter. Est-il exact que vous avez joué un rôle dans cette affaire ?

Brzezinski : En effet. Selon la version officielle, l’aide de la CIA aux moudjahiddin a commencé au cours de l’année 1980, autrement dit, après que les Soviétiques eurent envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais en réalité, et le secret a été bien gardé jusqu’à présent [l’interview date de janvier 1998, NdT], c’était tout l’inverse : c’est le 3 juillet 1979 que le Président Carter a signé la première directive pour une aide secrète aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et c’est ce jour-là que j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait provoquer une intervention militaire soviétique.

 

Malgré ce risque, vous avez plaidé pour cette opération secrète. Mais peut-être vous-même souhaitiez-vous cette intervention soviétique, et cherchiez-vous à la provoquer ?

Ce n’est pas tout à fait cela. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous savions que nous augmentions la probabilité qu’ils le fassent.

 

Quand les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils devaient contrer une ingérence secrète des États-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Et pourtant, il y avait du vrai dans cela. Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’entraîner les Russes dans le piège afghan et vous voudriez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au Président Carter : « Nous avons maintenant l’occasion d’offrir à l’Union soviétique sa propre guerre du Vietnam. » En effet, pendant près de dix ans, Moscou a dû mener une guerre qu’elle n’avait plus les moyens de mener, un conflit qui a mené à la démoralisation et finalement à l’effondrement de l’empire soviétique.

 

Et vous ne regrettez pas non plus d’avoir soutenu l’intégrisme islamique, en ayant donné des armes et une formation aux terroristes futurs ?

Qu’est-ce qui compte le plus dans l’Histoire du monde ? Les talibans ou l’effondrement de l’empire soviétique ? Quelques musulmans excités ou la libération de l’Europe de l’Est et la fin de la Guerre Froide ?

 

Quelques musulmans excités ? Mais on nous l’a dit et répété : le fondamentalisme islamique représente une menace mondiale aujourd’hui.

C’est absurde ! On a dit que l’Occident suit une politique globale pour traiter de la question de l’Islam. C’est stupide. Il n’y a pas d’Islam global. Considérez plutôt l’Islam d’un point de vue rationnel et sans démagogie ni émotion. L’Islam est la religion qui guide un milliard et demi de croyants dans le monde. Mais quel est le point commun entre le fondamentalisme saoudien, l’Islam modéré du Maroc, le militarisme pakistanais, le laïcisme de l’Égypte pro-occidentale ou celui de l’Asie centrale ? Rien de plus que les liens qui unissent les différents États du monde chrétien.

 

Interview publiée le 15 janvier 1998,  counterpunch.org

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 15:11
Le Liban: triomphe du vivre ensemble ou de l'entre-soi ?

"Le Liban n'est pas un pays, a lâché Jean-Paul II au cours d'une visite pastorale, c'est un message".

Je le tiens plutôt pour un labo, sinon pour une formule d'avenir. Ce mouchoir de poche de minorités et de solidarités confessionnelles (17 communautés religieuses officiellement reconnues) dont les compromis boiteux tiennent l'Etat sous le joug, il est tentant d'y voir une traîne folklorique du puzzle impérial ottoman (...).

Je me demande plutôt si cette Phénicie éclatée, ce pays mêlé où les entre-soi ne se mêlent pas, ne fait pas office de pionnier. Et si la condition libanaise était la condition humaine de demain chauffée à blanc ? Portant au carré le "narcissisme des petites différences", ce champ clos prend à rebrousse poil le pronostic des Lumières. Et si ce qu'on avait cru derrière nous était désormais devant: le clan, le fief, la famille ? Et si la tribu était l'avenir post-moderne ?

La glissade de l'Etat-nation à l'ethnie, de la citoyenneté à la communauté, n'est-ce pas quoi on assiste en Europe même, où se dire citoyen commence à faire vieux jeu ?

Tel serait le choc en retour un peu partout, de la globalisation techno-financière en voie d'achèvement. On pourrait compléter cette singulière peau de léopard territoriale par un autre glissement: de la fédération par le courant de pensée au regroupement par les liens du sang. Après l'utopie le génétique ? Je doute qu'on gagne au change.

Régis Debray, Un Candide à sa fenêtre, chapitre "mondes", Gallimard, 2015

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 20:52

Les services secrets américains ont longtemps soutenu la confrérie, née en 1928 en Égypte.

 

Le fonds E 4320, conservé aux archives fédérales à Berne, concerne Saïd Ramadan, le gendre d'Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Poursuivi par le régime nassérien, réfugié en Suisse en 1959, Saïd Ramadan a créé le Centre islamique de Genève, le premier institut de ce genre enEurope. Il est par ailleurs l'un des fondateurs de la Ligue islamique mondiale inspirée par les Saoudiens. Une note confidentielle des services secrets suisses datant du 17 août 1966 évoque la "sympathie" de la BUPO, la police fédérale sur la protection de l'État, pour Saïd Ramadan. Elle ajoute : "Il est très certainement en excellents termes avec les Anglais et les Américains." 

Un autre document, daté du 5 juillet 1967, se montre encore plus précis. Saïd Ramadan est présenté comme un "agent d'information des Anglais et des Américains. De plus, je crois savoir qu'il a rendu des services - sur le plan d'informations - à la BUPO." Toujours est-il qu'une réunion, présidée par le chef du service du Ministère public fédéral, du 3 juillet 1967, décide d'accorder un permis de séjour à Saïd Ramadan, alors que ce dernier aurait dû être expulsé le 31 janvier 1967. Les raisons de cette tolérance ? La possibilité "que les amis de Saïd Ramadan prennent le pouvoir dans les mois à venir dans l'un ou l'autre État aujourd'hui qualifié de progressiste ou socialiste".

Saïd Ramadan et le président américain

Ces documents déclassés vont dans le même sens que l'ouvrage publié en septembre dernier par le journaliste américain Ian Johnson, lauréat du prix Pulitzer,Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident (*), on découvre que les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont utilisé les Tchétchènes, les Kazakhs, les Ouzbeks, les musulmans vivant enURSS contre les communistes athées. Les Américains ont ensuite pris le relais, soutenant les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis, et reçue à la Maison-Blanche, parmi eux Saïd Ramadan.

Le 28 octobre dernier, dans un article intitulé "Le rôle mobilisateur de Saïd Ramadan", le site francophone Oumma.com montre la photo du président Dwight Eisenhower entouré des membres de la délégation. Saïd Ramadan est à sa droite. Le président américain estime que, dans ses relations avec les dirigeants arabes, "notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme", relève Ian Johnson. Quelques années plus tard, Saïd Ramadan, réfugié en Europe, traite avec Bob Dreher, un agent de la CIA installé à Munich.

 

Une thèse sur la charia

Saïd Ramadan vient d'obtenir en 1959 un doctorat en droit de l'université de Cologne pour sa thèse La charia, le droit islamique, son envergure et son équité. Il brûle d'envie d'étendre son influence à l'Europe entière. "Installé à Genève, il considérait Munich, à une journée de route de son domicile, comme l'endroit idéal où établir une sorte de base avancée", lit-on dans Une mosquée à Munich. La CIA finançait-elle directement Saïd Ramadan et les Frères musulmans en Europe ?

Ian Johnson reste prudent, dans la mesure où une partie des archives de l'agence de renseignements ne peut être consultée. "Tout indique que Dreher et l'Amcomlib eurent recours aux moyens financiers et politiques à leur disposition pour donner un coup de pouce au principal représentant des Frères musulmans en Europe", écrit-il. L'Amcomlib, ou American Committee for Liberation from Bolshevism, était un faux nez des services américains.

Il roulait en Cadillac

René Naba, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l'AFP, penche davantage pour une sous-traitance par la Jordanie et l'Arabie saoudite. Pour preuve, Saïd Ramadan, de nationalité égyptienne, voyageait à cette époque avec un passeport diplomatique jordanien. Apparemment, le gendre d'Hassan el-Banna ne manquait pas de subsides, Une mosquée à Munich raconte ainsi qu'il roulait en Cadillac...

Décédé en 1995 à Genève, Saïd Ramadan est notamment le père de l'islamologue Tariq Ramadan, et de Hani Ramadan, qui lui a succédé à la tête du Centre islamique de Genève. Interrogé sur les liens éventuels de son père avec les services secrets américains et européens, ce dernier n'a pas souhaité nous répondre.

Publié par le Point le 06/12/2011 Ian HAMEL

(*) Ian Johnson, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident, JC Lattès

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