• : HISTOIRE-GÉO en LIBERTÉ
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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

Albert Jacquard, A toi qui n'est pas encore né.

"On se fait généralement du progrès une idée fort élémentaire"

 

Régine Pernoud (1909-1998), historienne

"Moins d'histoire et de chronologie, ça ne va pas faire des jeunes gens modernes, ça va faire des jeunes gens amnésiques, consensuels et obéissants

Régis Debray

 

 

"Les véritables hommes de progrès ont pour point de départ un respect profond du passé"

Ernest Renan

 

 

23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 18:25

  • "L'histoire est la science du malheur des hommes".

     Raymond Queneau.

    Merci à Léa de la classe de 2nde8 d'avoir trouvé cette citation plutôt pessimiste mais cependant intéressante...
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:45

Mohandas  Gandhi né à Porbandar, Goujarat le 2 octobre 1869, mort à Delhi le 30 janvier 1948, était un dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays. Il est communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme Mahatma Gandhi (du sanskrit, Mahatma : grande âme), voire simplement Gandhi, Gandhiji, ou Bapu (Père dans plusieurs des langues de l'Inde).


Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, de la résistance à l'oppression à l'aide de la
désobéissance civile de masse, le tout fondé sur l'ahimsa (totale non-violence), qui a contribué à conduire l'Inde à l'indépendance.

Gandhi a inspiré de nombreux mouvements de libérations et de
droits civiques autour du monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Steve Biko, le dalaï lama et Aung San Suu Kyi. Ses critiques importantes envers la modernité occidentale, les formes d'autorité et d'oppression (dont l'État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé beaucoup de penseurs politiques.

Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde, son anniversaire y est une fête nationale. Cette date a été déclarée Journée internationale de la non-violence par l'Assemblée générale des Nations unies


Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa une méthode de
désobéissance civile non-violente en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques. À son retour en Inde, Gandhi organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes jugées trop élevées et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques.

Devenu le dirigeant du
Congrès national indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l'aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj — l'indépendance de l'Inde de toute domination étrangère.

Gandhi conduisit la marche du sel, célèbre opposition à la taxe sur le sel. C'est lui qui lança également l'appel au mouvement Quit India le 8 août 1942. Il fut emprisonné plusieurs fois en Afrique du Sud et en Inde pour ses activités ; il passa en tout six ans de sa vie en prison.

Adepte de la philosophie indienne, Gandhi vivait simplement, organisant un ashram qui était autosuffisant. Il faisait ses propres vêtements — le traditionnel dhoti indien et le châle, avec du coton filé avec un charkha (rouet) — et était végétarien. Il pratiquait de rigoureux jeûnes sur de longues périodes, pour s'auto-purifier mais aussi comme moyen de protestation

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:35





Une carte simple et néammoins intéressante qui met en évidence l'opposition Est-Ouest mais aussi la naissance du "tiers monde " qui refuse la logique de la guerre froide.
En 1959 la décolonisation en Afrique est loin d'être achevée: la plupart des pays qui dans les années 60 vont obtenir leur indépendance ne pourront de fait appliquer l'idéal du "non alignement". Dès les années 70 et 80 bon nombre d'états africains sont l'objets de luttes intestines ayant pour toile de fond l'opposition libéralisme-communisme (Ethiopie, Angola, Mozambique, Tchad, Zaire)

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:27

Le 9 novembre 1989, le monde basculait. Une brèche s'ouvrait, ce jour-là, dans le mur de Berlin qui séparait l'Est et l'Ouest annonçant l'implosion de l'URSS, la fin de la guerre froide et la réunification des deux Allemagnes.

Vingt ans plus tard, le monde entier célèbre cette journée historique. Les Allemands, en premier lieu, qui se félicitent dans une immense majorité de la réunification. Pour autant, toutes les barrières qui séparaient ces deux parties de l'Allemagne ne sont pas tombées.

Klaus Schroeder, directeur de l'Institut de recherche sur l'ex-RDA, observe ainsi, dans un entretien au "Monde", qu'Allemands de l'Est et de l'Ouest demeurent "souvent étrangers les uns aux autres". Les premiers reprochent aux seconds leur "arrogance". A leur tour, les "Allemands de l'Ouest" s'agacent de ce qu'on les tienne pour responsables des différences de développement économique persistantes.

Pourtant, le fossé économique s'est considérablement réduit. Ainsi, le niveau de vie en ex-RDA – mesuré par le produit intérieur brut (PIB) par habitant – atteint désormais 70 % de celui de l'ex-RFA, contre 33 % en 1991. Mais les "nouveaux Länder" traînent encore de lourds handicaps, malgré les 1 300 milliards d'euros transférés de l'Est à l'Ouest depuis vingt ans. Le taux de chômage y est deux fois supérieur; la population, vieillissante; les jeunes diplômés partent massivement chercher du travail à l'Ouest.

Ces données générales cachent toutefois une réalité plus nuancée. Selon les mots d'Udo Ludwig, de l'Institut de prévision de Halle, l'espace oriental rassemble ainsi "des paysages florissants avec beaucoup de zones en friche".


Le déroulement des festivités (...)


Les principaux invités


Tous les chefs d'Etat ou chefs de gouvernements de l'Union européenne, mais également le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, ont répondu présent.

Deux absences remarquées : celle du président américain Barack Obama (représentée par sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton) et l'ancien chancelier chrétien-démocrate de la réunification Helmut Kohl, pour raisons de santé.

Parmi les acteurs de 1989, le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, l'ex-leader de Solidarnosc, Lech Walesa, et l'ancien premier ministre hongrois Miklos Nemeth sont présents.


Ce que disent les sondages

Un Allemand sur huit souhaite le retour du Mur, selon un sondage de l'Institut d'études de marchés de Leipzig, publié dimanche 8 novembre par le quotidien Leipziger Volkszeitung. En revanche, 79 % des personnes interrogées considèrent que la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 est un coup de chance pour tous les Allemands.

L'Institut Wahlen arrive à une conclusion plus optimiste : 86 % des Allemands considèrent la réunification allemande comme une bonne décision, selon une étude publiée jeudi 5 novembre.


Cécile Calla et Christophe Châtelot (à Paris)
Article paru dans l'édition du 10.11.09
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:07

Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev, plus rarement Gorbatchov en suivant de plus près la prononciation russe né le 2 mars 1931, est un homme d'État soviétique et russe qui dirigea l'URSS entre 1985 et 1991.

Résolument réformateur, il s'engagea à l'extérieur vers la fin de la guerre froide, et lança à l'intérieur la libéralisation économique, culturelle et politique connue sous les noms de Perestroïka et de Glasnost. Impuissant à maîtriser les évolutions qu'il avait lui-même enclenchées, sa démission marqua le point final de l'implosion de l'Union soviétique, précédée de deux ans par l'effondrement des démocraties populaires en Europe de l'Est.


Biographie


Né de parents kolkhoziens,  il est originaire du Caucase du Nord (il est né dans le kraï de Stavropol) et étudie le droit à l’université Lomonossov de Moscou où il rencontre sa future femme Raïssa. Il adhère au parti communiste en 1952 et en devient le dirigeant pour la ville de Stavropol en 1962. Entre 1964 et 1967, il étudie à l’Institut agronome de Stavropol et se spécialise dans les problèmes agricoles. Il est remarqué par Iouri Andropov qui passe ses vacances dans la région ; dès lors, sa carrière s'accélère : il est élu au Comité central en 1971 à 40 ans et au Politburo en 1980 à 49 ans

Les causes de son arrivée au pouvoir


À la fin des années 1970, le KGB dirigé par Iouri Andropov, diligenta une enquête confidentielle pour évaluer le PNB soviétique selon les critères qualitatifs occidentaux et non plus seulement en volume comme le voulait la tradition soviétique. Le résultat fut très défavorable et apportait la preuve du déclin de l’Union soviétique qui avait vu son économie dépassée par celles du Japon et de la RFA, anciens ennemis de l’URSS. D’autre part, à partir de 1978, la Chine dirigée par Deng Xiaoping, entreprit une véritable révolution économique qui rétablissait en fait des règles capitalistes et d'économie de marché dans l'économie chinoise, ce qui aura pour effet de lui donner un dynamisme considérable.

L’URSS était ainsi confrontée à une situation géopolitique nouvelle et inquiétante :

  • le Japon et la RFA disposaient désormais chacun d’une économie plus puissante que la sienne.
  • la Chine démarrait une croissance économique exceptionnelle.
  • les États-Unis accroissaient l’écart entre les deux pays.

N'étant plus capable de soutenir financièrement un rythme effréné de la course aux armements, dans un contexte de la stagnation économique et une baisse des cours du pétrole, l'URSS n'a pas d'autre choix que de songer à une détente et au désarmement
 

Son arrivée au pouvoir et les débuts de la perestroïka
Ronald Reagan et Mikhail Gorbatchev.


Consciente du danger, la direction vieillissante du PCUS porte au pouvoir le représentant d’une nouvelle génération — Gorbatchev a 54 ans — mais formé et testé à l'école du parti. Dès décembre 1984, Gorbatchev avait pu faire son entrée sur la scène diplomatique internationale, en se rendant en Grande-Bretagne, en visite à Margaret Thatcher : le numéro deux soviétique s'y était démarqué des autres dirigeants de Moscou, par son image d'ouverture et en annonçant que l'URSS était prête à une réduction bilatérale des armements nucléaires.

Arrivé au poste de Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique en mars 1985, Gorbatchev tente d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie de l’URSS. Il s’efforce de sauver le système par des réformes structurelles très profondes par rapport aux principes léninistes classiques.

Gorbatchev tire son inspiration d'Alexandr Iakovlev, ancien ambassadeur au Canada, qui lui fit prendre conscience de la faillite du système soviétique dans le domaine agricole puis, de façon plus générale, dans sa stratégie de confrontation avec l'Occident. Celui-ci devint peu à peu son éminence grise et lui inspire successivement la glasnost puis la pérestroïka et, enfin, la réunification allemande.

Sa seconde NEP échoue, rencontrant une opposition au sein du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de glasnost (transparence) et de perestroïka (restructuration) à partir de 1985 pour renouveler le pays

Tournant dans la politique extérieure

Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan en 1987.

Gorbatchev propose d'ouvrir le dialogue avec Ronald Reagan. En 1985, Gorbatchev propose "l'option zéro", au président américain Ronald Reagan, au sujet des armes nucléaires, l'auteur du slogan "America is back" refuse cette proposition. Il initie les traités de désarmement à l'origine de la rupture de l'équilibre de la Terreur, installé depuis 1945. En 1986, Gorbatchev propose un plan d'élimination des armes nucléaires à l'horizon 2000. La même année il rencontre le président américain, Ronald Reagan à Genève. Les "deux Grands" s'accordent pour réduire de 50% leurs arsenaux nucléaires, même si les Américains refusent de renoncer à l'IDS. Dans un message de Nouvel An, le président américain adresse un court message télévisé à toute l'URSS, tandis que le président de l'URSS fait de même sur une chaîne de télévision américaine. Le projet séduit ; chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commence à toucher les États-Unis. Un sondage révèlera même, à une époque, que Gorbatchev est plus populaire aux États-Unis que Reagan lui-même. Le magazine Time lui décerne le titre d'Homme de l’année en 1987, puis d'Homme de la Décennie en 1989 après la Chute du Mur de Berlin

En février 1988, il décida de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan. La décision devint effective un an plus tard.

En 1989, en visite officielle en Chine pendant les manifestations de la place Tian'anmen (avant leur répression), on sollicite son opinion sur la muraille de Chine : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin » ? Gorbatchev répond très sérieusement « Pourquoi pas ? ». À propos des manifestants démocrates qui troublent son séjour, il déclare : « L'URSS a également ses têtes brûlées qui veulent changer le socialisme du jour au lendemain. »

En 1990, il reçoit le Prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide. Pourtant, le 1er mai de la même année, il est hué par certains de ses concitoyens. En effet il est très impopulaire aux yeux des fidèles du communisme qui le considèrent comme le fossoyeur du régime soviétique.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:05

 

Réponse rédigée:
          « Présentez le christianisme, soulignez sa filiation spirituelle avec le judaïsme et enfin expliquez sa diffusion »

 

Introduction

Au début de notre ère, dans une province reculée de l'empire romain apparaît une religion nouvelle. Prenant racine dans les traditions bibliques juives, le christianisme s'affirme comme une religion à vocation universelle et dont la diffusion s'accèlère dès la fin du Ier siècle. Quels sont les fondements du christianisme et comment expliquer son succès ?

 

A- Une religion issue du Judaisme et qui s'en sépare

  • Le personnage de Jésus: c'est autour de l'interprétation de son enseignement et de la nature de sa personne que naît le christianisme. Connu essentiellement grâce aux Evangiles rédigés au Ier siècle, il vit en Judée région occupée par les romains depuis -63 et devenue officiellement province romaine en 6 ap JC.Vers 30 ans Jésus débute son ministère, c'est à dire sa prédication comme prophète.

    D'après les traditions bibliques un messie devait venir libérer les hébreux de la domination étrangère et permettre aussi leur régénération spirituelle. Cette attente constitue l'un des fondements de la religion juive de l'époque. Or Jésus annonce qu'il est ce sauveur attendu: cette annonce divise les juifs. Certains croient que la prophétie s'est accomplie devenant adeptes d'une religion nouvelle d'autres considèrent qu'il s'agit d'un imposteur; ceux-là continueront à pratiquer le Judaïsme traditionnel et sont intervenus pour le faire condamner. Pour les premiers Jésus incarne la voie du salut c'est à dire l'accès au royaume de Dieu.

  • La filiation entre Judaïsme et christianisme

    Pourtant cette différence d'appréciation fondamentale de la nature et du rôle de Jésus, Christ pour les uns, faux prophète pour les autres, ne doit pas cacher une réalité essentielle: le christianisme reprend bon nombre de traditions bibliques. Jésus est lui même juif, il connaît les enseignements des anciens prophètes. Ainsi les chrétiens restent évidemment monothéistes et continuent de s'appuyer sur les lois de Moise qu'ils considèrent fondamentales pour faire leur salut (document 2)

  • L'originalité du message chrétien

    Cependant le message transmis par Jésus se démarque de certaines traditions: ainsi la loi du Talion, « oeil pour oeil dent pour dent », est dépassée par le pardon et l'amour de ses ennemis. Pour Jésus c'est d'ailleurs l'un des aspects essentels du Salut. Il complète le décalogue de Moïse en plaçant l'amour du prochain comme le commandement majeur.

    En outre, Jésus insiste sur la nécessité d'une foi profonde s'opposant aux pratiques saducéennes ou pharisiennes qu'il juge superficielles et hypocrites. Ainsi les chrétiens vont-ils abandonner la plupart des rites traditionnels à commencer par les holocaustes et les sacrifices. Le seul « rituel » enseigné par Jésus est l'eucharistie, c'est à dire le partage du pain et du vin.

    Peut-être plus important encore, il ouvre la nouvelle foi à tous, ne se limitant pas aux seuls juifs; l'exemple donné de cet universalisme, de cette necessité de faire connaître la « bonne nouvelle » à tous est repris ensuite par ses disciples dans leur oeuvre missionnaire.

 

B- La diffusion du Christianisme

  • Les débuts de la diffusion: Dès la mort de Jésus les premiers disciples s'organisent; une trentaine d'années plus tard (63) on leur donne pour la première fois le nom de « chrétiens ». AU Ier siècle les apôtres et Paul de Tarse qui rédige les Epîtres jouent un rôle fondamental dans la diffusion de la nouvelle croyance. Ils prêchent au delà de la Palestine, en Asie mineure, en Grèce, à Rome ou en Egypte.Cette diffusion se fait donc essentiellement de façon orale , la rédaction des Evangiles et des Epîtres offrant une base écrite pour les personnes plus cultivées qui vont peu à peu organiser l'Eglise.

  • Le positionnement des autorités romaines: La diffusion du christianisme concerne donc le monde romanisé. Les autorités de l'empire sont au départ plus étonnées qu'indignées par la nouvelle religion, ils comprennent mal cette adoration pour un personnage qui est mort crucifié. Tout au plus les chrétiens servent de boucs émissaires comme ce fut le cas en 64 suite à l'incendie de Rome.

    Par la suite les autorités durcissent leur position car les chrétiens dont le nombre croît y compris chez les romains refusent les traditions religieuses païennes. C'est donc une menace pour l'unité et la cohésion de l'empire. Ainsi en 112 l'empereur Trajan déclare officiellement l'illégalité du christianisme: c'est le début des persécutions contre les chrétiens. Celles-ci impliquent des procès contre ces derniers et bien souvent des condamnations à la peine capitale: décapitation pour les chrétiens citoyens romains, crucifixions ou « bêtes féroces » pour les autres. Au II siècle des évènements notoires marquent les esprits comme à Lyon en 177 où de nombreux chrétiens sont massacrés. Le III siècle constitue l'apogée de la politique de persécution par les romains et en même temps l'aveu de leur impuissance face à la percée jamais démentie des idéaux chrétiens.

  • Le succès du christianisme: malgré tous leurs efforts les autorités romaines ne peuvent que constater le succès grandissant de la nouvelle religion. La simplicité de son message centré sur l'amour et le pardon ainsi que son ouverture à toutes les cultures et classes sociales expliquent pour une bonne part les adhésions des paiens. De plus pour les chrétiens, l'espérance du royaume de Dieu s'ouvre à tous et notamment aux plus déshérités (sermon de la montagne de Jésus: « heureux les pauvres... ») ce qui n'était pas forcément le cas dans les autres religions de l'époque, plus élitistes.

    Ainsi entérinant la progression du christianisme, l'empereur Constantin déclare la tolérance à l'égard des chrétiens au début du IV siècle (Edit de Milan). Cette décision est suivie quelques décennies plus tard par la reconnaissance de cette religion comme religion officielle de l'Empire. (Edit de Theodose en 380)


     Conclusion


    « Fils héritier » du judaisme, le christianisme s'est affirmé comme une religion beaucoup plus ouverte qui a su toucher des cultures et milieux très divers dans et hors de l'empire romain. Il faut cependant souligner que durant les premiers siècles il n'y a pas un mais des christianismes que divers conciles postérieurs vont tenter d'unifier.

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 10:14
C'est très dense, parfois difficile à suivre, mais en plusieurs lectures vous finirez par bien saisir les enjeux et les points de vue lors de cette conférence de février 1945.
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 17:58
Sujet
  
      " Origines, manifestations et limites de la guerre froide de 1945 à 1962"


"Origines, manifestations" : étude de la mise en place des blocs et de leur rivalité dans tous les domaines.

" Limites": c'est un aspect essentiel qui invite à souligner que la Guerre Froide n'exclut pas la "coexistence pacifique" définie par Khrouchtchev.

"Guerre Froide": désigne le conflit entre les E-U et l'URSS qui ne dégénère pas en affrontement direct.

"1945-1962": de la fin de la grande alliance à la crise de Cuba qui a failli dégénérer en une guerre nucléaire.


Problématique possible  (éviter de répéter textuellement le sujet)

Comment peut-on expliquer la compétition pour la suprématie du monde et les crises entre les Etats-Unis et l'URSS ?

Remarque quant à l'annonce du plan: la plupart d'entre vous s'est contenté de réecrire le sujet pour annoncer les parties ! C'est très maladroit !
Ex: " Nous verrons dans un premier temps les origines, ensuite les manifestations et enfin les limites de la guerre froide" (un bon tiers des copies !)

Attention: il ne fallait pas faire un récit de la guerre froide mais son analyse.


Le plan

1- Origines, mise en place et formation des blocs après la guerre (1945-1948)
    A- Les causes de la rivalité américano soviétique après la guerre
    B- Les doctrines marquant l'entrée des deux grands dans la Guerre froide.
    C- 1947-1948: la rupture entre l'Est et l'Ouest

2- Les aspects de la guerre froide
    A- L'enjeu Allemand en Europe
    B- l'enjeu asiatique (rôle de la Chine en Corée et Indochine)
    C- La course aux alliances et la "pactomanie"

3- Un dégel relatif à partir de 1953
    A- La coexistence pacifique
    B- La crise de Berlin
    C- La crise de Cuba et ses conséquences


Introduction possible

Dès la fin de la seconde guerre mondiale, les relations entre les deux grands vainqueurs, les Etats-Unis et l'Union soviétique se détériorent. Cette rupture conduit à la bipolarisation du monde où chacune des deux superpuissances cherche à établir sa suprématie sans pour autant basculer dans un conflit direct menaçant la paix du monde.
Comment ont évolué les relations entre les deux blocs entre 1945 et 1962 et quelles en ont été les conséquences en divers lieux clés du monde ?
Pour y répondre nous tâcherons d'expliquer dans un premier temps de quelle façon les blocs se sont formés, analysant ensuite les aspects de la Guerre froide proprement dit, enfin nous verrons que la volonté de détente dès le milieu des années 50 s'est heurtée à des difficultés.






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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:38
Suite à la première composition, quelques petites remédiations sont nécessaires:

1- Il faut absolument éviter certaines expressions très maladroites dans un devoir d'histoire ou de géographie:

     - "depuis longtemps"
     - "depuis toujours"
     - "depuis l'aube des âges"
     - "au fil du temps"
     - "inégalités règneront toujours"


Autres expressions relevées dans vos copies et à éviter...

     - " la mondialisation est un phénomène mondial"
     - " la richesse ne fait pas le bonheur d'un pays"
     - "au jour d'aujourd'hui"
     - "la mondialisation tente de s'installer partout"

2- Ne pas employer des termes dont le sens n'est pas totalement évident pour vous. Il vaut mieux employer un mot simple que vous connaissez plutôt qu'une notion plus complexe que vous ne maîtrisez pas.

3- Faire des conclusions provisoires à la fin de chaque grande partie du devoir.

4- Savoir nuancer vos affirmations et éviter les caricatures

     - " la mondialisation est un désastre pour les pays en voie de développement"
     - " la mondialisation a pour conséquence une pauvreté extrême dans les PVD"
     - " avec la mondialisation il n'y a plus aucune frontière
"

5- Eviter l'énumération pure et simple sans explication ni réflexion.

6- Apprendre à hiérarchiser les informations

     ExIl est très maladroit de débuter un sujet sur la
mondialisation en évoquant les 180 millions de migrants par an (qui ne représentent que 3 % de la population mondiale)



En synthèse
: Il faut apprendre à exprimer correctement les bonnes idées au bon moment, et éventuellement faire le choix de supprimer des informations que vous jugez secondaires

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:31

 

Prenez quelques notes des informations que vous n'avez pas dans le cours.

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