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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

Albert Jacquard, A toi qui n'est pas encore né.

histoire géo einstein

"Moins d'histoire et de chronologie, ça ne va pas faire des jeunes gens modernes, ça va faire des jeunes gens amnésiques, consensuels et obéissants

Régis Debray

 

 

"Les véritables hommes de progrès ont pour point de départ un respect profond du passé"

Ernest Renan

 

 

9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 11:00

 

Sujet

Travailler et obéir au village en Europe occidentale du XI e au XIII e siècles

 

Problématiques possibles

  • Comment a évolué le quotidien des villageois entre le XI et XIII siècles ? (plan chronologique)

  • Quelles étaient les contraintes et traits de la vie paysanne ? (plan thématique)

  • Qui détenait le pouvoir au sein des villages et quelles activités prédominaient ? (plan thématique)

Mots clés

tenancier, serf, assolement triennal, légumineuses, moulins, charrue, collier d'épaule, réchauffement climatique, droit de ban, champart, cens, banalités, dîme, eucharistie...

 

Introduction possible

Durant le moyen-âge central le village constitue le lieu de vie de 90% des habitants d'Europe occidentale. Espace du quotidien marqué par l'emprise à la fois seigneuriale et de la religion catholique, symbolisée par le château et l'église, il est profondément marqué par le travail agricole qui reste de loin l'activité principale de la population européenne.

Il est donc intéressant, dans ces conditions, de se demander quelles étaient les contraintes et traits principaux de la vie paysanne.

Pour répondre à cette question il conviendra dans un premier temps de montrer que la terre est le support majeur du travail des villageois, puis d'insister sur la figure du seigneur comme élément du pouvoir exercé sur les villageois, enfin d'évoquer l'omniprésence de la puissance spirituelle de l'Eglise.

 

 

Plan possible

 

1- La terre, support essentiel du labeur villageois

A- Les travaux agricoles  

    • Le rythme des saisons

    • La petite exploitation est la règle

    • La part prépondérante des céréales

    • Outillage simple

B- Temps de progrès

    • Les outils s'améliorent (charrue remplace l'araire, collier d'épaule remplace collier de cou)

    • La généralisation de l'assolement triennal et donc aussi diversification des cultures (légumineuses, plantes textiles et tinctoriales)

    • L'ère des moulins qui se multiplient (à eau, à vent orientable, à marée)

    • Un climat plus généreux (réchauffement)

    • Les défrichements et leurs conséquences 

2- Le seigneur comme figure centrale du pouvoir au sein des villages

A- Une autorité et une force que symbolise le château-fort

    • Le droit de ban (droits de mutations et banalités)

    • La fonction combattante: source de protection et de crainte

    • Une autorité parfois contestée: les révoltes paysannes et l'octroi de chartes (XII-XIIIe siècles)

B- Une ponction importante sur le travail paysan

 

                     - la propriété terrienne, source du pouvoir seigneurial

                     - la plupart sont des tenanciers et serfs dont le nombre diminue tout de même.

                     - Le droit de propriété: champart, cens, corvées, banalités

 

3- L'omniprésence de l'autorité spirituelle de l'Eglise

A- Un bâtiment au cœur de tout village: l'église

    • Un monument qui s'impose à tous et domine architecturalement l'habitat.

    • Un lieu commun à tous pour les offices religieux.

    • Le rappel d'un impôt à payer: la dîme

B- Un personnage clé: le prêtre

    • Un guide pour les âmes, relais indirect de l'autorité papale à Rome

    • Des règles rigoureuses à suivre (messes fréquentes avec la communion = eucharistie, confession des péchés, jeûne, pélerinage)

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 11:26

 

En 509 avant J-C, Clisthène établit à Athènes un système de gouvernement démocratique où un nombre beaucoup plus important de citoyens peut désormais participer directement à la vie politique de la cité. Quels principes ont permis à cette démocratie de s'affirmer et de durer deux siècles ? Était-elle pleinement satisfaisante ?

 

Le système politique athénien repose sur quelques principes fondateurs essentiels permettant les prises de décisions collectives, la cohésion de la cité et sa défense.

Le premier réside dans l'égalité de tous les citoyens face à la loi, c'est à dire l'isonomie. Qu'ils soient issus de riches familles ou pas, les citoyens devront se soumettre aux mêmes règles - décidées par le vote - et auront théoriquement les mêmes chances de participer à la vie politique. Pour rendre possible ce principe Clisthène fit disparaître les patronymes ancestraux au profit des patronymes liés au lieu de vie essentiel, le dème. Il était ainsi plus difficile de différencier les origines sociales. Ce principe d'égalité s'applique notamment dans le tirage au sort qui concerne par exemple certaines magistratures ou la boulé, conseil de 500 citoyens, chargé de préparer les lois et de surveiller le travail des archontes,ou dans le temps de parole à l'assemblée mesuré par le clepsydre. Le système athénien repose sur le respect du choix de la majorité, d'où l'usage du vote tant dans le domaine législatif à l'écclesia que judiciaire, car les citoyens étaient amenés à voter sur la culpabilité d'accusés au tribunal de l'héliée. Pour permettre aux plus modestes de participer aux séances de ce de ce dernier Périclès instaure le  misthos (indemnité versée aux citoyens pauvres pour qu'ils puissent délaisser leurs activités professionnelles). A partir de - 400 il concernera aussi la participation à l'ecclesia.

Pour garantir la cohésion de la cité d'autres principes majeurs sont défendus. D'abord le fait que les plus riches soient tenus de dépenser une partie de leur fortune personnelle pour financer des projets communs (liturgie) ou des banquets, la participation de tous aux grandes fêtes religieuses notamment les Panathénées en l'honneur de la déesse Athéna. Plus important encore, chaque citoyen est tenu de défendre sa cité si celle-ci est en danger. Sacrifier éventuellement sa vie est un devoir civique qui justifie l'obtention de droits politiques. Ainsi l'acquisition de la citoyenneté se réalise suite à l'éphébie, service militaire de deux ans permettant de former les futurs soldats, et chaque citoyen est tenu de s'équiper militairement par ses propres moyens. Les plus aisés sont des cavaliers, les plus pauvres servent en tant que rameurs dans la flotte, la plupart restent des fantassins lourdement armés nommés hoplites. Enfin le devoir d'exemplarité est au cœur de la citoyenneté athénienne. Cela a pour conséquence la possibilité de la perdre (l'atimie) en cas de faute grave ou d'être ostracisé, c'est à dire exilé, si l'on est soupçonné de vouloir porter atteinte aux institutions démocratiques ou de trahir sa cité.

 

Ces principes correspondant clairement à une démocratie directe n'excluent pas des faiblesses voire des défauts dans le système.

Premièrement la citoyenneté qui implique des droits politiques importants restera restreinte aux Vè et IVè siècles. En effet, les femmes mais aussi les métèques, ou étrangers, et bien sûr les esclaves en sont exclus. Ainsi 15% seulement de la population accède à la citoyenneté. Il est très rare qu'un étranger puisse obtenir le précieux statut même s'il a rendu de grands services à la cité. D'autre part il faut être soi-même fils de deux parents athéniens citoyens pour le devenir.

En outre, si théoriquement tous les citoyens peuvent accéder aux plus hautes charges et peser sur les destin de leur cité, dans les faits il s'avère que ce sont presque toujours les hommes issus des plus riches et vieilles familles aristocratiques d'Athènes qui monopolisent le pouvoir. Périclès en est l'illustration, ayant été élu une trentaine de fois à la plus haute charge, celle de stratège. Ayant reçus une meilleure éducation, disposant donc de capacités oratoires et rhétoriques ainsi que d'une fortune leur permettant d'acheter des fidélités et des votes, ils détiennent de fait entre leurs mains le destin de la cité surtout au Vème siècle. 

Le fonctionnement de la démocratie athénienne conduit irrémédiablement à des dérives bien connues et critiquées surtout à la fin du Vème siècle et au IVème siècle: les discours démagogiques visant à flatter les électeurs pour être élu ou réélu ou le glissement vers une forme de ploutocratie où l'argent devient un moyen sinon de corruption du moins d'achat des votes. On voit donc l'égalité  entre citoyens n'empêche pas en réalité Athènes de connaître une certaine confiscation du pouvoir par les plus favorisés, qu'ils soient aristocrates et/ou fortunés.

 

La cité d'Athènes a appliqué dès le Vème siècle avant J-C les principes fondamentaux de tout système démocratique où chaque citoyen peut exercer des responsabilités politiques et ainsi participer directement aux décisions engageant le destin de sa patrie. La démocratie athénienne ne fut toutefois pas exempte de défauts qui ont été l'objet d'âpres débats entre athéniens; les dérives démagogiques ou ploutocratiques ont ainsi contribué a affaiblir la foi de certains athéniens - le célèbre philosophe Platon par exemple - en leur régime fondé sur l'égalité.

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 12:57
 

Synthèse module Constantinople et Bagdad: les traits communs des deux métropoles

 

            1- Deux grandes capitales d'empire

           
           A- Le siège du pouvoir politique et religieux

  • palais de l'empereur byzantin palais du calife

  • Le siège du patriarche l'importance religieuse de Bagdad

           B- des villes bien protégées

 

           C- Une richesse extraordinaire

  • Constantinople ville la plus riche du monde

  • Bagdad très riche

     


    2- Deux cités prospères et convoitées

     

             A- Deux centres commerciaux majeurs

                    A1- des sites intéressants: deux ports

                            Constantinople: près d'un détroit (passage obligé), ouverture sur la Méditerranée

                            Bagdad: présence de deux grands fleuves navigables (présence d'un port)

                   A2- situation de carrefour commercial

  • Constantinople: entre le Nord de l'Europe et la méditerranée

  • Bagdad: entre l'extrême orient et le Proche Orient et l'Afrique du Nord (soie

    B- Des cités cosmopolites
    C- Des capitales agressées

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 14:18
 

Questions

A- L'espagne, la Sicile et la Terre Sainte (2pts)

B- Les musulmans conservent des droits mais leur liberté est restreinte (ils devront quitter le centre ville- forme de ségrégation). Ils peuvent porter des armes et circuler où ils veulent, ils payent l'impôt des chrétiens. On peut donc considérer qu'ils sont bien traités par les chrétiens. Deux conditions: d'abord aller vivre dans les faubourgs (liberté de circulation limitée) ensuite que les musulmans de leur côté dans les territoires qu'ils occupent respectent les chrétiens (2pts)

C- En Espagne avec la reconquista dans le cas d'Almeria on observe un déclin des activités artisanales et commerciales. C'était une ville très prospère grâce à l'industrie du cuivre et de la soie mais la reprise par les espagnols entraîne un recul de l'activité économique

Au Proche Orient voit une collaboration commerciale synonyme de prospérité. (2pts)

D- Il s'agit d'une collaboration, d'un échange, respect mutuel. (1pt)

 

 

Composition autour du sujet "Occidentaux et orientaux autour de la Méditerranée au XII siècle"

 

A- Occidentaux = les chrétiens catholiques / Orientaux = les musulmans et les byzantins. (0.5 pt)

 

B- Non le suljet implique plutôt l'étude des relations, de la confrontations, la rencontre entre L'occident et l'orient (1pt)

 

C- Oui car elles ont impliqué une rencontre entre la civilisation musulmane et chrétienne (0.5pt)

 

D- Plan et introduction (6+1 pts)

Au XII les civilisations du bassin méditerranéen, chrétiens catholiques, byzantins et

musulmans sont amenées à se rencontrer: quelle est la nature de ces rencontres, qu'impliquent-elles ? Il faudra se pencher d'une part sur les heurts mais aussi sur les imbrications pacifiques  pour essayer d'éclairer cette question.

 

 

1- Le choc des civilisations

A- La péninsule ibérique: la Reconquista
     - une guerre
     - recul du développement économique mis en place par les musulmans

B- En Terre Sainte: les croisades

C- L'empire byzantin pris entre deux feux

     - les croisés occidentaux

     - djihad

 

Transition: On aurait tort de réduire les relations entre les cultures à des chocs violents

impliquant toujours l'intolérance. La vérité est plus nuancée.

 

2- Des cultures qui échangent et se mélangent

A- Les échanges commerciaux
     - Le rôle de la Terre sainte (doc3)
     - Les italiens (Venise Gênes)
     - Les byzantins

B- Une tolérance fréquente
     -  l'acculturation des occidentaux au proche Orient.
     -  le respect des musulmans comme en Sicile ou en Espagne (doc 1 et 4)

C- Une synthèse des cultures ?
     - L'Espagne: traductions livres musulmans en latin
     - La sicile: des fonctionnaires de cultures différentes
     - L'Italie influencée par l'empire Byzantin (notamment Venise)

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:44
Remarques générales:

1- Il faut bien lire le sujet ! Beaucoup ont consacré l'essentiel de leur paragraphe aux écarts de richesse, ce n'était pas là la question.

2- Faîtes une utilisation intelligente de votre brouillon, en classant vos idées (celles puisées dans les documents et vos connaissances personnelles).

3- Rappel d'une règle d'or: il faut toujours partir de remarques générales avant d'entrer dans le détail. Vous faîtes souvent l'inverse ce qui vous amène à vous perdre dans des labyrinthes d'explications souvent incompréhensibles pour le lecteur.

La réponse rédigée argumentée

Sujet :" faire un tableau de la répartition de la population mondiale ainsi que de son évolution quantitative récente"

Introduction

La population mondiale tant au niveau de sa répartition que de son évolution quantitative présente de forts contrastes. Comment les expliquer ?
Nous verrons dans un premier temps que les densités de population sont extrêmement variables, les 3/4 des hommes vivant sur 12% des terres émergées, puis que la croissance démographique malgré des différences reste élevée.

1- Une population inégalement distribuée sur la planète

A- Les grands foyers de population
B- Les "vides" humains
C- Des facteurs explicatifs complexes

2- L'explosion démographique depuis le début XXème siècle et les contrastes actuels

A- Une situation inédite au XX siècle (évoquer la notion de transition démographique)
B- La situation des pays en voie de développement: vers le ralentissement
C- Les PID: une croissance quasi nulle.

Conclusion

ON constate donc que la situation est complexe, tant la diversité des situations est grande. L'un des défis actuels consiste à maîtriser davantage l'accroissement naturel des pays en voie de développement qui est souvent facteur d'instabilité à niveau social, économique ou même politique.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:13
Chers élèves de seconde,

je comprends le désarroi de bon nombre d'entre vous... je sais que la plupart ont travaillé sérieusement sur leur "échelle personnelle d'effort" (1). J'imagine les nombreuses déceptions car, finalement, au moins la moitié des élèves n'a pas la moyenne.

Pourquoi un tel constat ?

Premièrement je pense que vous avez lu superficiellement l'article du blog qui expliquait quelles étaient les exigences concernant votre travail. Vous avez négligé ces observations méthodologiques. Or "la méthode c'est l'ingrédient essentiel de la réussite."
Second point qui découle du premier: vous n'avez pas accordé assez d'importance à votre organisation, au "plan".

Le reproche le plus important est d'avoir souvent privilégié la quantité d'informations,  tombant sinon dans les abysses du hors sujet du moins dans les crevasses du délayage le plus ennuyeux du monde...

Aussi j'insiste sur ce point qui je l'espère sera revu et corrigé pour le second trimestre: il faut mieux cibler votre discours. Cela passe par une meilleure définition de ce qu'est votre propre sujet. Il faut absolument bannir le remplissage pour le remplissage où, de plus, on se contente de recopier des informations qu'on ne comprend pas totalement.

Avant de vous quitter, je vous rappelle que l'échec devient utile et "fondement du succès" lorsqu'on reconnaît et comprend les erreurs commises. Soyez positifs, je suis certain que les devoirs du second trimestre seront d'un bien meilleur niveau.


(1) échelle de 1 à 12 calculée à partir bases logarythmiques complexes et qui permet de mesurer l'effort de l'élève d'un moment en fonction de ses efforts habituels. Bien sûr ces chiffres ne sont pour l'instant pas rendus publics et sont totalement officieux... 


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:52

Je voudrais rappeler quelques points essentiels abordés en classe concernant le dernier DS.

 

Il n'est pas question ici d'aborder le cas des élèves qui n'ont pas travaillé sérieusement et qui ensuite écarquillent des yeux en voyant leur note... Cet article est plutôt destiné à ceux qui cherchent à bien faire et à progresser (heureusement la majorité d'entre vous).


La réponse rédigée argumentée est un exercice qui demande de la méthode.  Ce n'est pas un exercice facile, mais on peut très vite progresser en suivant quelques règles simples:


      - Il faut préparer au brouillon le travail de rédaction: rassembler , organiser les informations tirées des documents et de votre cours. Cela veut dire faire un plan.
      - Il faut bien lire le sujet pour en cerner les limites et l'intérêt. Par exemple beaucoup ont vu qu'il fallait traiter le christianisme, ils ont rédigé de longs paragraphes sur la vie du Christ en pensant bien faire... or ce n'était pas le sujet !

     - Il faut trouver une problématique (une question) qui va guider votre rédaction. Ici cela aurait pu être : "qu'est-ce qui explique le succès du cristianisme ?" ou bien "cette religion a-t-elle eu des difficultés à s'imposer ? et pourquoi ?"

    -
Faut-il le rappeler, une introduction et une conclusion sont indispensables ! Il ne 'agit pas d'un bonus ou d'une option ! Ne pas rédiger d'introduction (encore plus importante que la conclusion) c'est hypothéquer ses chances d'obtenir la moyenne.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:05

 

Réponse rédigée:
          « Présentez le christianisme, soulignez sa filiation spirituelle avec le judaïsme et enfin expliquez sa diffusion »

 

Introduction

Au début de notre ère, dans une province reculée de l'empire romain apparaît une religion nouvelle. Prenant racine dans les traditions bibliques juives, le christianisme s'affirme comme une religion à vocation universelle et dont la diffusion s'accèlère dès la fin du Ier siècle. Quels sont les fondements du christianisme et comment expliquer son succès ?

 

A- Une religion issue du Judaisme et qui s'en sépare

  • Le personnage de Jésus: c'est autour de l'interprétation de son enseignement et de la nature de sa personne que naît le christianisme. Connu essentiellement grâce aux Evangiles rédigés au Ier siècle, il vit en Judée région occupée par les romains depuis -63 et devenue officiellement province romaine en 6 ap JC.Vers 30 ans Jésus débute son ministère, c'est à dire sa prédication comme prophète.

    D'après les traditions bibliques un messie devait venir libérer les hébreux de la domination étrangère et permettre aussi leur régénération spirituelle. Cette attente constitue l'un des fondements de la religion juive de l'époque. Or Jésus annonce qu'il est ce sauveur attendu: cette annonce divise les juifs. Certains croient que la prophétie s'est accomplie devenant adeptes d'une religion nouvelle d'autres considèrent qu'il s'agit d'un imposteur; ceux-là continueront à pratiquer le Judaïsme traditionnel et sont intervenus pour le faire condamner. Pour les premiers Jésus incarne la voie du salut c'est à dire l'accès au royaume de Dieu.

  • La filiation entre Judaïsme et christianisme

    Pourtant cette différence d'appréciation fondamentale de la nature et du rôle de Jésus, Christ pour les uns, faux prophète pour les autres, ne doit pas cacher une réalité essentielle: le christianisme reprend bon nombre de traditions bibliques. Jésus est lui même juif, il connaît les enseignements des anciens prophètes. Ainsi les chrétiens restent évidemment monothéistes et continuent de s'appuyer sur les lois de Moise qu'ils considèrent fondamentales pour faire leur salut (document 2)

  • L'originalité du message chrétien

    Cependant le message transmis par Jésus se démarque de certaines traditions: ainsi la loi du Talion, « oeil pour oeil dent pour dent », est dépassée par le pardon et l'amour de ses ennemis. Pour Jésus c'est d'ailleurs l'un des aspects essentels du Salut. Il complète le décalogue de Moïse en plaçant l'amour du prochain comme le commandement majeur.

    En outre, Jésus insiste sur la nécessité d'une foi profonde s'opposant aux pratiques saducéennes ou pharisiennes qu'il juge superficielles et hypocrites. Ainsi les chrétiens vont-ils abandonner la plupart des rites traditionnels à commencer par les holocaustes et les sacrifices. Le seul « rituel » enseigné par Jésus est l'eucharistie, c'est à dire le partage du pain et du vin.

    Peut-être plus important encore, il ouvre la nouvelle foi à tous, ne se limitant pas aux seuls juifs; l'exemple donné de cet universalisme, de cette necessité de faire connaître la « bonne nouvelle » à tous est repris ensuite par ses disciples dans leur oeuvre missionnaire.

 

B- La diffusion du Christianisme

  • Les débuts de la diffusion: Dès la mort de Jésus les premiers disciples s'organisent; une trentaine d'années plus tard (63) on leur donne pour la première fois le nom de « chrétiens ». AU Ier siècle les apôtres et Paul de Tarse qui rédige les Epîtres jouent un rôle fondamental dans la diffusion de la nouvelle croyance. Ils prêchent au delà de la Palestine, en Asie mineure, en Grèce, à Rome ou en Egypte.Cette diffusion se fait donc essentiellement de façon orale , la rédaction des Evangiles et des Epîtres offrant une base écrite pour les personnes plus cultivées qui vont peu à peu organiser l'Eglise.

  • Le positionnement des autorités romaines: La diffusion du christianisme concerne donc le monde romanisé. Les autorités de l'empire sont au départ plus étonnées qu'indignées par la nouvelle religion, ils comprennent mal cette adoration pour un personnage qui est mort crucifié. Tout au plus les chrétiens servent de boucs émissaires comme ce fut le cas en 64 suite à l'incendie de Rome.

    Par la suite les autorités durcissent leur position car les chrétiens dont le nombre croît y compris chez les romains refusent les traditions religieuses païennes. C'est donc une menace pour l'unité et la cohésion de l'empire. Ainsi en 112 l'empereur Trajan déclare officiellement l'illégalité du christianisme: c'est le début des persécutions contre les chrétiens. Celles-ci impliquent des procès contre ces derniers et bien souvent des condamnations à la peine capitale: décapitation pour les chrétiens citoyens romains, crucifixions ou « bêtes féroces » pour les autres. Au II siècle des évènements notoires marquent les esprits comme à Lyon en 177 où de nombreux chrétiens sont massacrés. Le III siècle constitue l'apogée de la politique de persécution par les romains et en même temps l'aveu de leur impuissance face à la percée jamais démentie des idéaux chrétiens.

  • Le succès du christianisme: malgré tous leurs efforts les autorités romaines ne peuvent que constater le succès grandissant de la nouvelle religion. La simplicité de son message centré sur l'amour et le pardon ainsi que son ouverture à toutes les cultures et classes sociales expliquent pour une bonne part les adhésions des paiens. De plus pour les chrétiens, l'espérance du royaume de Dieu s'ouvre à tous et notamment aux plus déshérités (sermon de la montagne de Jésus: « heureux les pauvres... ») ce qui n'était pas forcément le cas dans les autres religions de l'époque, plus élitistes.

    Ainsi entérinant la progression du christianisme, l'empereur Constantin déclare la tolérance à l'égard des chrétiens au début du IV siècle (Edit de Milan). Cette décision est suivie quelques décennies plus tard par la reconnaissance de cette religion comme religion officielle de l'Empire. (Edit de Theodose en 380)


     Conclusion


    « Fils héritier » du judaisme, le christianisme s'est affirmé comme une religion beaucoup plus ouverte qui a su toucher des cultures et milieux très divers dans et hors de l'empire romain. Il faut cependant souligner que durant les premiers siècles il n'y a pas un mais des christianismes que divers conciles postérieurs vont tenter d'unifier.

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