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"N'oublie pas de rechercher aussi le bonheur que procure une compréhension nouvelle, apportant un lien supplémentaire entre le monde et toi. Ce devrait être l'oeuvre à laquelle tu apportes le plus grand soin, et dont tu puisses être le plus fier."

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:20

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:00
La rapport qui a servi de prétexte à la guerre en Irak (2003) enfin déclassifié

Le rapport des services américains de renseignement, utilisé par l’administration Bush pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003, a été rendu public jeudi. Rien n’y indique que l’Irak avait des armes de destruction massive.Rien n’y indique que l’Irak avait des armes de destruction massive.

 

C’était le 7 octobre 2002. George W. Bush, alors président des États-Unis, avait déclaréque l’Irak de Saddam Hussein "possède et produit des armes biologiques" tout en "poursuivant un programme d’armes nucléaires". Le chef de l’exécutif américain assurait s’appuyer sur des renseignements solides et de première main pour alimenter ses accusations justifiant, selon lui, une intervention militaire américaine. 

Beaucoup aété ditet écrit sur lecaractère exagéréoumensongerdes affirmations américaines de l’époque pour envahir l’Irak. Mais la preuve définitive du fait que l’administration Bush savait que le régime de Saddam Hussein ne développait pas toutes ces armes de destruction massive tout en hébergeant des membres d’al-Qaïda n’a jamais pu être produite… jusqu’à maintenant.      

"Pas les moyens pour fabriquer des armes nucléaires"

Le site américain Vice a en effet publié, jeudi 19 mars, le rapport de 2002 sur la menace irakienne, non-censuré et complet, issu des services américains. Ce document cité par George W. Bush et ses ministres était resté "top secret" depuis 13 ans.

À sa lecture, on comprend les réticences des autorités américaines. Concernant les armes chimiques, les espions américains notaient seulement que l’Irak avait "rénové une usine de fabrication de vaccins" et détenait toujours des stocks de certains gaz dangereux (comme le sarin), mais qu’il n’y avait pas d’autres indices laissant supposer que Bagdad avait relancé un éventuel programme d’armes biologiques.

Saddam Hussein n’avait, selon les auteurs de ce rapport, "pas les moyens pour fabriquer des armes nucléaires"... même si les agents américains jugeaient qu’il en avait envie. Dans sa conclusion, l’assistant au secrétaire d’État au renseignement affirme que l’utilisation par Saddam Hussein d’armes de destruction massive est "peu probable", un ton bien moins affirmatif que le président va-t-en-guerre George W. Bush.

Al-Qaïda en Irak : des "preuves irréfutables" et "très discutables"

Le ton n'est pas non plus le même concernant l'éventuelle collusion entre Saddam Hussein et Al-Qaïda. Si Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de l’administration Bush, avait affirmé que les services de renseignement lui avaient fourni des "preuves irréfutables" du fait que l’Irak abritait, en connaissance de cause, des membres de l’organisation terroriste, les auteurs du rapport écrivent que "la présence d’agents d’Al-Qaïda en Irak est très discutable".

Ils soulignent à plusieurs reprises que les sources fiables manquent pour étayer la thèse d’une collaboration entre le régime irakien et les terroristes du mouvement d’Oussama Ben Laden. "Saddam Hussein est très suspicieux à l’égard de tout ce qui touche à l’islamisme radical", rappelaient même les agents du renseignement.

Pour les auteurs, une collaboration entre le régime irakien et Al-Qaïda aurait pu provenir... d’une opération militaire américaine. "En cas d’attaque américaine, Saddam Hussein pourrait, s’il est désespéré, s’en remettre à une organisation comme Al-Qaïda [...] et juger qu’aider une organisation islamiste radicale à attaquer les États-Unis serait sa meilleure chance de se venger", écrivent les services du renseignement.

Très mauvaise image du renseignement américain

Ce document explosif a été obtenu par John Greenewald, un Américain qui traque les documents classifiés et répertorie ceux qu’il réussit à obtenir sur sonsite The Black Vault (le coffre fort noir). Il l’a ensuite confié à Vice. 

Ce n’est pas la première fois que ce célèbre rapport de 2002 fait l’objet d’une demande de déclassification, mais la première version rendue publique, en 2004, avait été largement censurée pour des raisons de "sécurité nationale".

Les réticences des autorités américaines à rendre ce rapport public dans son intégralité ne visaient pas qu'à protéger l’administration Bush. Le document donne aussi une très mauvaise image du renseignement américain qui manquait d'informations fiables. Avant même sa publication par Vice, l’institut américain de recherches et d’analyses RAND estimait dans une étude sur le renseignement américain qu’en "l’état actuel de nos connaissances, les conclusions sur la présence d’armes de destruction massive en Irak font partie des pires travaux réalisés par les services de renseignement, en partie à cause de la pression politique de l’époque".

Le rapport de 2002 est, en effet, truffé de mises en garde sur l’absence ou la mauvaise qualité des sources pour confirmer telle ou telle information. Malgré la prudence de ses auteurs, c’est bien ce document qui a servi de prétexte, en 2003, à une guerre qui continue à faire des victimes et a coûté,d’après le ministère américain de la Défense, plus de 750 milliards de dollars aux États-Unis.

Par Sébastien SEIBT , 20/03/2015, http://www.france24.com 

 
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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 22:22
L’Irak, l’Iran et la fin du pétrodollar ?

Le pétrodollar est devenu la clé de l’hégémonie économique américaine dans les années 1970.

Un pétrodollar est un dollar gagné par un pays grâce à une vente de pétrole. Entre 1972 et 1974, le gouvernement des États-Unis promettait à l’Arabie Saoudite, dans le cadre de la Commission économique américano-saoudienne, d’apporter à la dynastie des Saoud son soutien technique et militaire, en échange de quoi l’Arabie Saoudite s’engageait à n’accepter que des règlements en dollars pour son pétrole. Cet accord, autour duquel aucune publicité n’a été faite et que le public comprend mal, permettait à la famille régnante en Arabie Saoudite d’obtenir la sécurité dont elle rêvait dans une région pleine de périls et fournissait aux États-Unis un allié sûr et essentiel parmi les membres de l’OPEP. L’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante. Elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un « producteur fluctuant », ce qui signifie qu’elle peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Peu de temps après l’accord entre les États-Unis et le gouvernement saoudien, les autres pays de l’OPEP décidèrent de fonctionner selon le même principe et depuis cette date toutes les transactions pétrolières se font en dollars. Le standard pétrolier était devenu celui du dollar.

Pourquoi cela revêt-il une telle importance ?


Le pétrole n’est pas seulement le produit le plus important de tous les échanges internationaux. C’est le moteur de l’industrie, sans lequel aucune économie moderne ne peut fonctionner. Si l’on ne possède pas de pétrole, on est obligé d’en acheter, et si l’on veut l’acheter sur les marchés mondiaux, on est communément obligé de le payer en dollars. Les autres pays traitent les dollars comme l’or, ils les achètent et les accumulent, parce que sans dollars, ils ne peuvent pas acheter de pétrole. En 2002, un ancien ambassadeur des États-Unis en Arabie Saoudite déclara ceci à une commission du Congrès américain : « Ce que les Saoudiens auront accompli de plus remarquable, sur le plan historique, aura été entre autres d’insister pour que le prix du pétrole continue d’être en dollars, en partie par amitié pour les États-Unis. Ce qui fait que le Trésor américain peut émettre de la monnaie et acheter du pétrole, une prérogative unique par rapport aux autres pays. »Ce système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars « artificiellement » forte. Cela permet aux États-Unis d’émettre des dollars à un coût quasiment nul pour financer des dépenses militaires plus importantes ainsi que la consommation de produits d’importations. Il est possible, en théorie, d’émettre des dollars en quantité illimitée. Tant que les États-Unis n’ont pas de rival sérieux et tant que les autres pays font confiance au dollar, le système se perpétue.

C’est ce contexte qui a servi de base essentielle à l’hégémonie économique des États-Unis depuis les années 1970. Cela va sans dire, ce système permet à l’administration américaine de contrôler avec efficacité le marché pétrolier mondial. Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne qui rejaillissent inévitablement sur la géopolitique. Tandis que, pour les élites politiques et économiques des États-Unis, il a été source d’avantages indéniables, il a lié inextricablement le destin de l’économie américaine au devenir du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale.

Dans ces conditions, les dollars s’accumulèrent rapidement dans les banques étrangères, particulièrement celles qui desservaient les pays exportateurs de pétrole. Ces pétrodollars eurent une conséquence supplémentaire ; en effet contrairement à l’Europe occidentale et au Japon, la plupart des pays exportateurs de pétrole étaient limités en matière de consommation et de développement au plan national. C’est cette donnée qui amena l’administration Nixon à persuader ces pays d’ acheter des obligations et des bons du trésor américains, stratégie que les administrations suivantes adoptèrent pour réduire une balance des paiements fortement déficitaire. En effet les exportateurs de pétrole ont pu réinjecter ces pétrodollars dans le système économique des États-Unis avec un risque zéro.

«Tant que le pétrole de l’OPEP était libellé en dollars et tant que l’OPEP investissait ses dollars dans des placements du gouvernement américain, ce dernier bénéficiait d’un double prêt. La première partie de ce prêt concernait le pétrole : le gouvernement pouvait émettre des dollars pour payer le pétrole, ce qui dispensait l’économie américaine de produire des biens et des services en échange du pétrole jusqu’à ce que l’OPEP achète des biens et des services avec ces dollars. Il est évident que cette stratégie ne pouvait fonctionner que si le dollar était utilisé pour les transactions pétrolières. La seconde partie du prêt concernait toutes les autres économies, contraintes de payer leur pétrole en dollars mais n’ayant pas la possibilité d’en émettre. Ces économies étaient obligées d’échanger leurs biens et services contre des dollars afin de pouvoir acheter à l’OPEP. » (David E. Spiro, The Hidden Hand of American Hegemony : Petrodollar Recycling and International Markets, Ithaca : Cornell UP, 1999, p. 121)

Pendant longtemps, tout se passa sans encombre. Toutefois, la fin du bloc soviétique, l’émergence d’une nouvelle Europe unifiée ainsi que la création de l’Union monétaire européenne au début des années 1990 entraînèrent en une remise en question sans précédent de la situation de leader mondial des États-Unis. En particulier la création de l’euro fin 1999 ajouta une donnée entièrement nouvelle au système financier mondial. La création de l’euro est l’événement qui a le plus marqué les marchés financiers mondiaux depuis l’abandon de la couverture-or du dollar par les États-Unis en 1971. Quelques années à peine après sa naissance, l’euro constitue une réelle alternative, devenant la deuxième monnaie mondiale sur les marchés financiers.Si une partie importante des échanges pétroliers se déroulaient en euros et non plus en dollars, bien plus de pays seraient amenés à détenir de plus grandes quantités d’euros dans leurs réserves. D’après un rapport du groupe HSBC de juin 2003, un abandon du dollar, même limité, ou une modification des flux entraînerait des conséquences importantes. Le dollar serait alors obligé de se mesurer à l’euro dans la conquête du capital mondial. Non seulement l’Europe n’aurait plus besoin de dollars, mais le Japon, qui importe 80% de son pétrole du Moyen Orient, devrait convertir en euros ses actifs en dollars. Les États-Unis, l’un des principaux importateurs de pétrole du monde, se verraient également obligés de détenir une réserve conséquente d’euros, ce qui entraînerait des conséquences désastreuses pour les tentatives américaines de gestion monétaire : l’administration des États-Unis serait forcée de modifier de manière significative sa politique actuelle en matière de taxes, de déficit et de commerce, tous domaines qui connaissent à l’heure actuelle la plus grande instabilité.Aujourd’hui les Américains dépensent 700 milliards de dollars de plus qu’ils ne produisent, ils sont donc obligés d’emprunter cette somme. Cela signifie que chaque citoyen américain dispose de biens d’importation dont la valeur excède de 3000 dollars ses revenus . Les États-Unis obtiennent cette somme rondelette des banques centrales de la Chine, du Japon et des pays européens, parce que celles-ci détiennent des réserves en dollars. À l’heure actuelle, la Chine est le plus gros détenteur de devises américaines, avec $853.7 milliards de dollars, le Japon vient en deuxième avec plus de 850 milliards d’actifs en dollars. Le reste du monde est donc constitué de vendeurs - la Chine, le Japon et l’Union Européenne. Le reste du monde investit, produit, exporte vers les États-Unis et leur prête de plus en plus d’argent. Le rapport du FMI de 2005 souligne la fragilité croissante de l’économie américaine. Il souligne le fait que l’économie américaine dépend de plus en plus de ce que le rapport du FMI qualifie « d’emprunts sans précédent » à l’étranger.Le rapport affirme ensuite que la position déficitaire des États-Unis est intenable à long terme. Le 14 mars 2006 David M. Walker, Contrôleur général des États-Unis, a lancé une mise en garde concernant la détérioration de la situation financière de son pays, affirmant que « de trop nombreux Américains - des consommateurs aux élus - dépensent aujours’hui sans souci du lendemain. De nombreux Américains, à l’image de leur gouvernement, vivent au dessus de leurs moyens et sont gravement endettés ». Quel est le rapport entre tout ceci et l’Irak et l’Iran ?

Le récent conflit en Irak nous permet d’étudier le lien entre le rôle de monnaie de réserve du dollar et les relations des États-Unis avec les pays producteurs de pétrole. Le 6 novembre 2000, alors que les Américains étaient absorbés par les résultats controversés du scrutin présidentiel en Floride, le gouvernement irakien annonça qu’il allait cesser d’accepter les paiements en dollars pour le pétrole vendu dans le cadre du programme Pétrole contre Nourriture et qu’il avait décidé que l’euro serait désormais la monnaie utilisée dans les transactions pétrolières de l’Irak - utilisant ainsi de l’« arme secrète » de l’Irak. 

C’était la première fois qu’un pays de l’OPEP osait violer la règle des prix libellés en dollars.

Depuis cette époque, l’euro a pris de la valeur et le dollar n’a cessé de chuter. Cela fait un certain temps que la Lybie appelle à utiliser l’euro plutôt que le dollar pour les transactions pétrolières. En 2001, l’ambassadeur du Vénézuéla en Russie a mentionné la possibilité que son pays adopte l’euro pour toutes ses ventes de pétrole. L’Iran, la Russie et d’autres pays ont également indiqué être désireux de recevoir des euros en échange de leur brut. Le marché pétrolier étant crucial pour l’hégémonie américaine, ces intentions constituent de très graves menaces potentielles pour la solidité de l’économie américaine ainsi que pour l’hégémonie des États-Unis au niveau mondial.Les États-Unis, avec leurs alliés britanniques, sont intervenus militairement en Irak en mars 2003 et ont mis en place leur propre administration pour diriger le pays. Il se pourrait bien que l’Histoire se souvienne de l’invasion de l’Irak et de l’occupation qui s’en est suivie comme de la première « Guerre des pétrodevises ». Nous disposons dès à présent de preuves innombrables que l’invasion de l’Irak était moins motivée par la menace qu’aurait constitué le programme d’armes de destruction massive de Saddam ou, a fortiori, par le désir de combattre le terrorisme international que par la volonté de prendre le contrôle des réserves pétrolières irakiennes, et, ce faisant, de conserver au dollar américain sa place de monnaie dominante sur le marché pétrolier international. En juin 2003 Paul Wolfowitz, alors secrétaire adjoint à la Défense, à qui l’on demandait pourquoi l’Irak, qui ne possédait pas d’armes de destruction massive, avait été envahi alors que la Corée du Nord qui affirmait détenir des moyens de dissuasion nucléaire ne l’était pas, répondit que la principale différence entre la Corée du Nord et l’Irak résidait dans le fait que sur le plan économique, [les États-Unis n’avaient] pas d’autre choix que d’intervenir en Irak. Bien entendu, c’est un ensemble complexe de facteurs et de motivations qui a conduit le gouvernement américain à faire la guerre en l’Irak. Il semble bien que le maintien du dollar dans son statut de monnaie dominante des échanges pétroliers a joué un rôle décisif, peut-être le rôle déterminant, davantage encore que le désir de contrôler le pétrole lui-même.Deux mois après l’invasion, les comptes irakiens en euros furent à nouveau changés en dollars et il fut annoncé qu’une fois de plus, seuls les dollars américains seraient acceptés en règlement du pétrole irakien. Le dollar avait encore une fois retrouvé son statut de monnaie dominante.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il arrive fréquemment que les guerres ne se passent pas comme prévu.Ironiquement, l’invasion de l’Irak et ses « milliers » d’erreurs « tactiques » - ainsi que l’a récemment admis la secrétaire d’État Condoleeza Rice - avait pour but d’assurer et de renforcer la position dominante des États-Unis dans la période post-Guerre Froide. Fait paradoxal, malgré toutes ces avancées militaires et politiques et la mainmise de plus en plus ferme du pouvoir militaire des États-Unis en Eurasie, pour diverses raisons économiques et politique un nombre croissant de producteurs de pétrole au Moyen Orient, en Amérique du Sud et en Russie parlent de libeller ouvertement en euros et non plus en dollars leurs transactions pétrolières ou de lier son prix à un panier de devises. Ces mesures accéléreraient la chute du dollar et renforceraient la position de l’euro comme deuxième monnaie de réserve. Si la solidité de l’économie d’une nation se résumait à celle de sa monnaie, et si le dollar continuait à se dévaluer, l’économie américaine irait droit dans le mur vu la conjoncture.Les États-Unis et autres pays occidentaux sont capables, grâce à leur supériorité militaire, de s’emparer du pétrole irakien (et iranien), cependant cette supériorité ne suffit pas à garantir qu’ils le conserveront. Loin d’empêcher le dollar de chuter, il est possible que leur agressivité et leur arrogance produise le résultat inverse, en incitant les pays de l’OPEP à opter en bloc pour l’euro. Depuis 2001 les dépôts en euros des pays de l’OPEP ont connu une nette augmentation au détriment des dépôts en dollars. Les dépôts libellés en dollars, qui représentaient 75% de la totalité des dépôts au début du deuxième semestre 2001, sont tombés à 61.5% à la fin du deuxième semestre 2004. Au cours de cette même période, la part des dépôts libellés en euros est passée de 12% à 20%.Pendant ce temps, nombreux seront les morts et les blessés. En Irak, par exemple, « les chiffres des pertes civiles n’ont cessé d’augmenter inexorablement depuis le début de l’invasion des forces armées sous commandement américain » Ceux qui se berçaient de l’espoir qu’une victoire militaire des États-Unis en Irak résulterait, on ne sait comment, en un monde plus paisible vont tomber de haut. Les chiffres révélés par le Projet Irak Body Count (IBC) ( www.iraqbodycount.org/background_fr.php ) le 9 mars 2006 montraient que le nombre total de victimes civiles a augmenté année après année depuis le 1er mai 2003 (date à laquelle le président Bush avait annoncé que « les opérations militaires d’envergure avaient pris fin »).

En février dernier, l’administration Bush a rebaptisé sa « Guerre Mondiale contre le Terrorisme » la « Longue Guerre ». Dans le cadre du rapport sur la sécurité qu’il présente au Congrès tous les quatre ans, le Pentagone vient de nouveau de pondre une « analyse des menaces » totalement hyperbolique, où il est affirmé que la menace que constitue le militantisme islamique dans le monde s’est aggravée et que la guerre à vaste échelle, à fronts multiples qu’il faut mener contre elle durera plusieurs décennies, [1] d’où la nouvelle appellation.

Par Bulent Gokay, 30 mai 2006

​Bulent Gokay est Maître de Conférence en Relations en Internationales, à la School of Politics, International Relations and Philosophy, Keele University - Royaume-Uni.On peut lui écrire à cette adresse : b.gokay@intr.keele.ac.uk ...- Source : La Pravdahttp://english.pravda.ru- Traduction : Catherine-Françoise Karaguézianwww.egueule.com pour Le Grand Soir.

Evolution de la valeur réelle du $ depuis 1900

Evolution de la valeur réelle du $ depuis 1900

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 10:07
1-Quand les Etats-Unis entrent-ils en guerre ?
2-Quelle en est la raison invoquée dans le discours du président Roosevelt  ?
3-Pourquoi peut-on dire que c'est un tournant majeur du conflit ?
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 21:19
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:57

L'American way of life (en français : mode de vie à l'américaine) est une expression désignant le mode de vie américain qui s'est développé au XXe siècle et qui repose sur la consommation de masse. Celle-ci prend plusieurs formes : loisirs, objets de la vie quotidienne (alimentation, électroménager...), codes vestimentaires (jeans, costume...), informations pour l'individu, mais aussi surexploitation des ressources naturelles (eau, pétrole, ressources forestières).

Le terme a été largement commenté depuis la déclaration de George Bush Sr (père de George W. Bush), en 1992, estimant que rien ne ferait renoncer son gouvernement à défendre l’American way of life (« le mode de vie des Américains n'est pas négociable »), interprétée dans le contexte de la guerre en Irak par la consommation rapide des ressources naturelles de la planète.

Si tous les habitants de la Terre avaient le même mode de vie qu'un Américain du nord, il faudrait six planètes comme la Terre pour nourrir tous ses habitants. En effet, l'empreinte écologique d'un Américain du nord correspond à six fois la capacité biologique de la Terre

L'American way of life est aussi illustrée par des artistes comme Norman Rockwell.

Historique

Le développement de l'American way of life en Europe et dans le monde est un phénomène lié au XXe siècle. L'aide que procura l'armée américaine au cours de la Première Guerre mondiale, où elle fut particulièrement efficace sur l'organisation logistique, dans le centre de la France par exemple, commença à éveiller un intérêt pour cette culture nouvelle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'effort de production des armements nécessaires au débarquement de Normandie fut le plus grand projet industriel jamais mené en un temps aussi court par une nation.

À la Libération, les Américains bénéficièrent ainsi d'un prestige considérable, qu'ils réussirent à négocier auprès des pays européens. L'accord Blum-Byrnes (1946) par exemple, outre l'aide financière qu'il accordait à la France, comportait l'autorisation de faire projeter des films américains dans les salles de cinéma françaises. D'autres produits de grande consommation se répandirent en Europe : chewing-gum, Coca-Cola, ... diffusant une forme américaine de culture de masse. Le paradoxe de Leontief exprime, sous forme de théorie économique, le fait que les États-Unis sont parvenus à exporter des biens moins intensifs en capital que ne le sont leurs importations.

Aujourd'hui

L'arrivée du réseau internet pose également ce genre de questions, autour de l'identité culturelle, et du droit de la propriété intellectuelle

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 19:40

Benoît Richard

L’économie américaine est celle d’un géant qui dépasse en taille et en poids tous les autres pays du globe. Mais elle est aujourd’hui menacée par une fragilité accrue et un endettement massif envers les autres pays. Plus qu’une économie impériale, les Etats-Unis développent une dépendance croissante envers le reste du monde.

 

S’il est un secteur qui résume et symbolise à la fois l’hégémonie américaine, c’est bien celui de l’économie. En la matière, les Etats-Unis sont un géant qui dépasse, par la taille et par le poids, tous leurs concurrents.
Le PIB américain, 12 400 milliards de dollars en 2005, représente autant que celui des sept autres économies réunies au sein du G8 (Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie). Et cette prépondérance est loin de s’affaiblir. Entre 1997 et 2001, le PIB américain a augmenté de 23 %. Aucune autre économie du G8 n’a fait mieux.
L’économie a joué un rôle central dans l’accession des Etats-Unis au statut de puissance impériale. En effet, ce n’est pas un plan délibéré de conquête territoriale mais la domination de fait résultant de la fin de la Seconde Guerre mondiale qui a consacré le leadership américain sur le monde. Le PNB américain représentait alors plus de la moitié du produit brut mondial. L’avènement d’un nouvel ordre international était nécessaire. Il s’est logiquement décentré de l’Europe, exsangue, pour trouver sa place auprès de la première puissance économique mondiale. La prédominance économique américaine ne date donc pas des années 1990. Dès la fin du xixe siècle, les Etats-Unis ont accédé au rang de première puissance industrielle du monde. En 1913, ils représentaient déjà plus du tiers de la production industrielle mondiale.
Au lendemain de la dernière guerre mondiale commence une période faste qu’on peut qualifier d’« american dream ». « Au milieu des années 1960, l’Amérique gérait une sorte d’étrange hybride des anciens Empires romain et britannique, souligne le politiste Pierre Mélandri. Elle avait repris le rôle de chantre du libre-échange, de fournisseur en ressources financières et d’ordonnateur du système monétaire longtemps assuré par l’Angleterre (1). » Les firmes états-uniennes multiplient alors implantations et rachats à l’étranger, le dollar accède au statut de devise étalon et de monnaie d’échange internationale.
 Cette superpuissance économique permet d’assurer également une importante présence militaire à l’étranger, qui renforce à son tour la présence économique américaine dans le monde. Les alliés sont aussi la plupart du temps des clients.
Avec la fin de la guerre froide, l’économique prend encore davantage le pas sur le militaire. L’hégémonie économique convient en fait bien mieux aux Etats-Unis que l’empire militaire, qui comporte des coûts financiers et humains importants. Les Américains ne sont pas prêts à sacrifier le niveau de vie acquis grâce à leur économie pour mener une politique véritablement impériale et agressive. Sur une échelle de temps longue, la domination de soft power*, par le commerce notamment, a leur préférence, plus que la conquête guerrière. L’invasion de l’Afghanistan puis celle de l’Irak sous la présidence de George W. Bush ont pu donner une image plus belliqueuse de l’Amérique, mais méfions-nous des effets de loupe dus au contexte et à l’actualité du moment.

Qui se souvient aujourd’hui des analyses qui faisaient florès, jusqu’à la veille de la chute du mur de Berlin, sur le déclin inexorable de l’économie américaine ? A plusieurs reprises au cours de son histoire, le pays a connu de sévères crises. La plus importante d’entre elles fit suite au krach boursier de 1929 avec une chute de moitié de la production industrielle jusqu’en 1933. Dans les années 1970-1980, plusieurs analystes crurent voir dans la désindustrialisation des Etats-Unis l’amorce d’une phase de déclin (2). Gardons-nous d’exagérer la toute-puissance de l’économie américaine aussi bien que ses faiblesses.
Les années 1990 ont propulsé la puissance américaine à un niveau tel qu’il a permis le lancement de la « révolution capitaliste » sur la quasi-totalité de la planète, relayée dès le milieu de la décennie par un essor économique et des succès technologiques conséquents. Mais les années 2000 ont mis au jour des fragilités, en fait latentes depuis plusieurs décennies. La guerre froide a impacté l’économie américaine et produit des déséquilibres qui ne se sont pas résorbés depuis la fin du conflit mais se sont accentués (3).

Du chant du déclin à celui de l’hégémonie

Le premier de ces déséquilibres concerne le commerce. Apparu dès le début des années 1970 comme un élément structurel de l’économie mondiale, le déficit commercial est passé de 100 à 450 milliards de dollars entre 1990 et 2000 pour atteindre 719 milliards de dollars en 2005.  Viennent ensuite les finances publiques. Depuis l’intervention en Afghanistan et surtout la guerre en Irak, le déficit budgétaire atteint lui aussi des niveaux abyssaux (plus de 400 milliards prévus en 2006).
Corollaire de ces deux déficits, l’endettement du pays ne cesse de grossir pour atteindre des sommets vertigineux. La dette publique se monte à 8 000 milliards de dollars en 2005, soit près de 70 % du PIB, et la dette externe* à 8 800 milliards de dollars.
dette totale usa
Non seulement les Etats-Unis sont endettés, mais ils ne peuvent pas faire appel à l’épargne domestique pour trouver des crédits. Les ménages américains sont, eux-mêmes, très endettés (117 % du revenu disponible en 2003). Ce fort endettement est aujourd’hui compensé par la hausse de l’immobilier. Plusieurs experts soulignent cependant la fragilité d’un tel équilibre qui ne pourra qu’être rompu si le marché de l’immobilier se retourne. En tout état de cause, l’« hyperpuissance américaine » n’a pas d’autre choix que de faire appel à des bailleurs étrangers. Or, aujourd’hui, ces bailleurs sont aussi les puissances susceptibles à terme de remettre en cause le leadership américain, à commencer par la Chine.
Ce sont en effet principalement les banques centrales asiatiques qui financent les emprunts américains : le Japon pour 800 milliards, la Chine pour 320 milliards. Celle-ci est en effet assise sur un trésor de réserves de changes (900 milliards de dollars) acquis grâce aux excédents qu’elle dégage avec le commerce américain. La première économie du monde se finance de plus en plus aux frais de pays plus pauvres parce qu’elle représente, en tant que marché, le principal débouché pour ces économies en forte croissance. L’historien Emmanuel Todd voit ainsi dans le déficit commercial des Etats-Unis « un prélèvement impérial » qui permet aux Américains de consommer tandis que le reste du monde produit et épargne (4). C’est faire fi de la dépendance d’une telle relation. « Les Etats-Unis dépendent, pour 10 % de leur consommation industrielle, de biens dont l’importation n’est pas couverte par des exportations de produits nationaux », remarque le même E. Todd. Ironiquement, la capacité de financement de l’Asie est devenue un élément clé de la prospérité américaine.
Dans un monde global, tant que les déséquilibres sont acceptés de part et d’autre et que chacun y trouve son compte, les fragilités sont, pour ainsi dire, partagées. Le système conserve une certaine stabilité, mais cela a un prix : une plus grande contrainte due à l’interdépendance. Le paradoxe de l’économie américaine, c’est qu’elle n’a cessé sur le long terme de conférer aux Etats-Unis une influence grandissante dans les affaires du monde. Et aujourd’hui, alors que le pays s’affirme comme plus puissant que jamais, l’économie apparaît comme le premier domaine dans lequel les Etats-Unis subissent, et de facto acceptent, une entrave à leur souveraineté tant grandit leur dépendance vis-à-vis du reste du monde.

 

NOTES

(1) P. Mélandri, « Les États-Unis : un empire qui n’ose pas dire son nom ? », Cités, n° 20, 2004.
(2) Voir P. Kennedy, Naissance et déclin des grandes puissances, Payot, 1996.
(3) E. Todd, Après l’empire. Essai sur la décomposition du système américain, Gallimard, 2002.
(4) Ibid.

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:57

Silicon Valley: les secrets d'une réussite

Anna Lee Saxenian


A la différence des sociétés d'informatique de la Route 128 près de Boston, celles de la Silicon Valley entretiennent des relations de coopération et de concurrence étroites entre elles et les institutions locales. Pour Anna Lee Saxenian, cette organisation en réseau, ouverte sur l'environnement extérieur, est la clé de la réussite de la mythique Silicon Valley.

Ceux qui étudient le développement régional considèrent en général la Silicon Valley et la Route 128 (dans le Massachusetts, près de Boston) comme des exemples classiques de dynamisme. Une dynamique qui s'est constituée grâce à l'accumulation de compétences technologiques, de capital-risques, de l'agglomération de fournisseurs et de services spécialisés, de la présence d'infrastructures et enfin de l'essaimage des savoirs, rendu possible par la présence d'universités et de flux d'informations informels.

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Cependant, cette approche ne peut rendre compte des performances divergentes que les deux économies régionales ont connues à partir des années 90. Toutes deux puisent leurs racines dans les dépenses militaires d'après-guerre et dans la recherche universitaire, mais au-delà de ces origines communes, la Silicon Valley et la Route 128 ont répondu différemment à l'intensification de la compétition internationale. Si les deux régions ont connu un déclin dans les années 80, la croissance rapide d'une nouvelle vague d'entreprises, ainsi que le dynamisme retrouvé d'entreprises établies de longue date, comme Intel et Hewlett-Packard, furent la preuve que Silicon Valley avait retrouvé sa vitalité passée. Le long de la Route 128, à l'inverse, les nouvelles entreprises ne sont pas parvenues à compenser les licenciements continus chez Digital Equipment Corporation et dans d'autres firmes de micro-ordinateurs. A la fin des années 80, les producteurs de la Route 128 cédaient leur dominance de longue date sur la production d'ordinateurs à la Silicon Valley.

Des données régionales illustrent les différences de leur sort. Ainsi, entre 1975 et 1990, les firmes de la Silicon Valley créaient environ 150 000 emplois dans les technologies nouvelles (soit le triple du nombre d'emplois créés le long de la Route 128), alors qu'en 1975 les deux régions offraient un nombre comparable d'emplois (voir le graphique «Evolution du nombre d'emplois » en p. 47).

En 1990, les producteurs implantés dans la Silicon Valley exportaient plus de onze milliards de dollars de produits électroniques, soit presque un tiers du total national, alors que la Route 128, elle, n'exportait l'équivalent que de 4,6 milliards de dollars (source : Electronic Business, 1992).
Enfin, la Silicon Valley rassemblait 39 des 100 compagnies nationales les plus performantes, au taux de croissance le plus rapide, alors que la Route 128 ne pouvait que se targuer d'en compter quatre. En 1990, la Californie du Sud et le Texas devançaient la Route 128, attirant davantage de firmes électroniques en pleine expansion.

Les classements que l'on observe sur le second schéma (voir «Evolution du nombre d'entreprises» en p. 47) reposent sur des taux de croissance de ventes sur cinq ans, mais la liste ne se limite pas aux petites entreprises. Elle comprend aussi des compagnies dont les profits atteignent les multimilliards de dollars, comme Sun Microsystems, Apple Computers, Intel Semiconductor, et Hewlett-Packard, toutes classées parmi les entreprises les plus performantes des années 90. (...)

La Silicon Valley repose sur un système industriel régional en réseau, qui valorise l'apprentissage et l'ajustement mutuel entre producteurs spécialisés dans un ensemble de technologies connexes. La densité des rapports sociaux et le caractère ouvert du marché du travail de la région encouragent l'esprit d'entreprise et d'expérimentation. Les firmes se font une concurrence intense tout en apprenant les unes des autres sur les technologies et les marchés changeants, grâce à des systèmes de communication informels et à des pratiques collaboratrices. La structure relativement libre des équipes encourage une communication horizontale entre les divisions à l'intérieur des firmes ainsi qu'avec les fournisseurs externes et les clients. Dans un système en réseaux, les fonctions intrafirmes apparaissent donc définies de manière vague, et les frontières entre firmes et institutions locales (comme les associations de commerce et les universités) sont poreuses.  (...)


                                                                       Anna Lee Saxenian - Spécialiste des nouvelles technologies et du développement régional, Anna Lee Saxenian enseigne à l'université de Californie (Berkeley). Elle est l'auteur de Regional Advantage : Culture and Competition in Silicon Valley and Route 128, Harvard University Press, 1994.
NOTES

1

M. Granovetter, « Economic action and social structure : the problem of embeddedness », American Journal of Sociology, n° 91, 1985.

 


2

 

A. Chandler, La Main visible des managers, Economica, 1988 (rééd.).

 


3

 

Lockeed Missile and Space et Raytheon Corporation étaient les employeurs privés les plus importants de la Silicon Valley et de la Route 128, respectivement. Mais toutes deux étaient des entreprises militaires avec une activité commerciale limitée.

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 14:35





Une carte simple et néammoins intéressante qui met en évidence l'opposition Est-Ouest mais aussi la naissance du "tiers monde " qui refuse la logique de la guerre froide.
En 1959 la décolonisation en Afrique est loin d'être achevée: la plupart des pays qui dans les années 60 vont obtenir leur indépendance ne pourront de fait appliquer l'idéal du "non alignement". Dès les années 70 et 80 bon nombre d'états africains sont l'objets de luttes intestines ayant pour toile de fond l'opposition libéralisme-communisme (Ethiopie, Angola, Mozambique, Tchad, Zaire)

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:31

 

Prenez quelques notes des informations que vous n'avez pas dans le cours.

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